MASSACRES DANS LF.S PROVINCES
j)cs. Il n'est pas besoin pour cela de eireulaires, de eononandeinens ; les niasses ont leur haine , leurs intérêts, leurs passions ; et quand un l)ruit éclate tout à coup pour annoncer ({ue la guerre a commencé, il est rare qu'elles ne répondent pas à cet appel de sang. Les huguenots, opinion craintive et vaincue ont supposé que des circulaires, des avis du conseil secret mirent les armes aux mains des multitudes jjour les massacrer dans les ])rovinces; ces terribles exécutions arrivèrent toutes seules , par la renommée qui pro- |)age les faits si vite quand les populations y applaudissent. Il ne faut pas oublier aussi qu'à coté du conseil public et avoué , tout parti puissant a son organisation propre , ses correspondances plus fortes , plus impérativcs que les actes même du pouvoir; tels étaient les catholi([ucs, et un ordre revêtu du scel du brave duc de Guise était bien autrement obéi que la faible volonté du roi*. 11 est également possible que des
' .le uni p<is trouvé un seul acte qui constate que des ordres émanés du roi aient «•oniuiandé les massacres aux pro\inccs ; toutes les pièces au contraire prouvent que Charles IX voyait avec douleur tous ces désordres. — 18 septembre 1572 • Lettre du roi au duc de Guise , son lirutenant-général en Cliamp.Tgne et Rrie. Fostasief, portefeuilles 324, 325 , 32fi. " Mon cousin , je vous av par toutes mes précédentes assez Caicl entendre et cojjnoistre coml.ien je désire que tous mes suhjecls qui font profession