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vers Paris , laissant leur artillerie, baj^agc et équipage. On estime que depuis ce dernier retour , le duc de Parme a perdu de six à sept mille hommes *.
Les moindres succès étaient ainsi célébrés dans les camps , exaltés par des publications qui relevaient les espérances royalistes. On se battait en braves partisans, en bons chevaliers: maison n'avait aucune ville forte pourap})uyer ses mouvemens , aucune cité populeuse et de ressource ; on courait entre Paris et Rouen sans tenir ni l'une ni l'autre de ces grandes municipalités. Supposez un éclatant succès aux armées catholiques, que seraient devenus la chevalerie du midi et les étrangers à sa suite , dans des provinces où les populations prenaient les armes au son du double tocsin de rHùtel-de-Ville et de la cathédrale ?
De toutes parts on était aux prises. En Lorraine , le brave duc de Bouillon remportait un avantage sur les catholiques conduits par le sieur d'Amblize, grand maréchal de la province,* lequel s'estoit venu loger es villages circonvoisins de Beaumont , petite villette peu forte de murailles et fossés , avec un gros d'armée de huict cents chevaux , deux mille hommes de pied , et quel-
* « Bulletin des victoires qu'il a plu à Dieu envoyer au rov es mois de niav 1.592. »