‹ Histoire de la réforme, de la Ligue, et du règne de Henri IV (volume 3)Chapitre 106 sur 202 · JOYEUSE DEVANT VILLEMUR · texte numérisé non relu

JOYEUSE DEVANT VILLEMUR

ijues petites pièces. » Le duo de Bouillon , sur ces avis , rassemble en diligence toutes les forces dont il pouvait disposer , « et jugea estre besoin pour le service du roy de hasarder quelques combats aux ennemis , estimant que Dieu le rendroit victorieux. » Après plusieurs charges de part et d'autre , on entendit les canonnades qui se tiraient furieusement : c'était le sieur d'Amblize qui , renforcé par ses lansquenets , cherchait à gagner une montagne dont le sieur de Bouillon voulait se rendre maître , « lequel fit de suite avancer les sieurs de La Perrière , Andiran et Pouilly , auxquels se vint joindre le sieur de Lopes , arrivant avec sa troupe. Là fut faicte la charge générale , telle que la cavalerie ennemie fut mise en déroute, n'ayant pu se sauver comme elle espéroit. L'artillerie est demeurée , toutes leurs cornettes et enseignes prises ; plus de sept cents morts sur la place , entre lesquels est ledict sieur d'Amblize, et le reste est prisonnier , où il y a plusieurs capitaines. M. le mareschal de Bouillon a esté blessé de deux coups d'espée , l'un au visage sous l'œil droit , et l'autre au petit ventre , mais favorablement , grâces à Dieu *. »

Et à Villemur , que devenaient les entreprises de Joyeuse! Rien d'étonnant que les catholiques fussent battus devant une ville zélée réformatrice.

' t Discours de la desfaicte des Lorrains devant Beaumont, le 14 octobre 1592, par M. le mareschal de Bouillon. »

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