DÉCADENCE DE L.V LIGUE
Il a été difîicile de peindre et d'exactement dessiner toutes ces prrfenlions qui s'élevaient alors dans les Etats-Générau\ ou en dehors pour proclamer un successeur à Charles X: tout (tait intrigue , et la force municipale commençait à être hors de question. Quand il s'était agi du catholicisme , haute et grande question sociale , d'une lutte franche et décidée contre la réforme, alors les halles , les métiers , le peuple en un mot s'était montré , avait jeté son bras nerveux dans la lutte. Mais ici tout se résumait en manœuvres sourdes et intéressées; on se disputait les lambeaux de territoire ; on stipulait de l'argent , des pensions pour soi, pour sa famille. Ce n'était pas pour soutenir de si petites choses que s'étaient armées les confréries ; elles marchaient pour de plus vastes ijitéréts. Dans cette décadence de la grande cause municipale et catholique, les parlementaires pouvaient s'élever à une certaine puissance , préparer une transaction définitive ; ils laissaient les ambassadeurs se quereller , le duc de Mayenne disputer quelques questions d'intérêts privés , et les esprits modérés sous les deux tentes, engageaient des conférences particulières pour arriver à une solution désirable dans la tourmente publique.