PROCESSION DE LA LIGUE
cerlaiu «les forces, telles que nous avons estimé tirer de cette ville , pour s'en servir à une bonne occasion. Et pour ce , nous vous prions et ordonnons de faire montre générale de tous les bourgeois et habitans des dixaines de vos colonelles , de quelque qualité et condition qu'ils soient, depuis l'âge de dix - sept ans jusqu'à soixante , capables de porter armes , au lieu et place que vous jugerez le plus commode en vostre quartier ; nous avertissant un jour avant du jour et heure de ladicte montre, pour nous y tï'ouver en personne. 19" juillet 1390. »
Et puis , on était perpétuellement en la place puljli([uc afin de délibérer sur la défense muuicipale de Paris. On renouvelait toutes les cérémonies qui pouvaient émouvoir la multitude ; les processions surtout , les revues d'armes , d'étudians, le dénombrement des forces catholiques. 11 y eut un de ces grands dénombremens que les pamphlets du tiers parti ont rendu ridicule en le désignant sous le nom de procession de la ligue ; et qu'est-ce qu'il peut y avoir de ridicule dans un peuple faisant le vœu de se défendre contre une armée qui presse ses murailles ? dans cette cité qui soutient un siège meurtrier avec une persévérance héroïque ? Une autre nation , aux temps modernes, eut aussi ses processions, ses curés armés d'arquebuses , ses étudians le casque en tète , et ses femmes le poignard à la
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