‹ Histoire de la réforme, de la Ligue, et du règne de Henri IV (volume 3)Chapitre 22 sur 202 · PHILIPPE II A SON CLERGÉ · texte numérisé non relu

PHILIPPE II A SON CLERGÉ

iiioy ; et m'assurant qu'y sçaurez donner très-bon ordre , je prierai Nostre Seigneur qu'il vous ait en sa sainete et digne garde *. »

Le duc de Feria écrivait courrier sur courrier, pour prévenir le duc de Parme qu'il eût à marcher en toute hâte , si l'on ne voulait que Paris , la tête de l'union , n'ouvrit ses portes aux huguenots. Philippe II s'était enfin décidé à porter secours'elhcace et actif à l'union menacée; il levait dans cet objet une dime sur le clergé d'Espagne; mesure qu'il annonçait au grand chancelier Gaspard de Quiroga : « Nous avons bien voulu despescher vers votre révérence le commandeur de Castille, avec mémoire et instructions pour dresser un estât de bénéfices de nos royaumes , pays , terres et seigneuries qui pourront soudoyer en partie les deux armées que nous faisons dresser pour le secours du royaume de France qui est eu très-grand péril, si l'on n'y remédie prompteraent ; à quoi nous désirons porter tout l'effort de nos armes, pour exterminer les hérésies, et pour deslivrer de captivité nostre frère et bon ami le chrestien roy Charles dixième **, ce qui ne se peut faire sans un notable fond de finance, qu'on ne peut trouver en France , à cause des calamités et guerres civiles qui y ont cours. Nous vous prions

* Registre de l'Hôtel-de-YiHe , XIII, fol. 70.

** Ces lettres sont antérieures à la mort de Charles X.

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