PHILIPPE 11 AUX CATHOLIQUES
faire assembler en dili{^ence Jcs conciles provinciaux et taxer raisonnablement , selon leur qualité , tous ceux qui tiennent bénéfices en nosdictes provinces, et nous renvoyer les procès-verbaux, afin que sur iceux nous puissions faire estât de tout ce qui est nécessaire pour l'entretenement desdictes forces *. »
Philippe TI répondait ensuite aux plaintes des catholiques de France , qui prétendaient n'avoir pas reçu des secours suflisans dans les périls qui les menaçaient. Le roi d'Espagne les avait entraînés à un soulèvement contre l'hérétique; les abandonnerait-il dans leur détresse? En réponse, Philippe rappelait , dans une dépèche à son ambassadeur, les preuves du zèle et bonne foi qu'il avait multipliées, a Au nord , disait-il , le due de Parme a pénétré dans le royaume; au midi , le comte Hiéromyque de Lodron a renforcé avec ses Allemands le due de Joyeuse et les catholiques du Languedoc ; en Bretagne , le duc de Mercœur a reçu de ma munificence des secours , pour qu'il eust à purger cette province des hérétiques. Si donc les catholiques s'aident eux-mesmc autant que je les ai aidés , il n'est aucun doute que la religion ne triomphe; si le succès est retardé, la
* 0 Lettre du roy d'Espagne à Gaspard de Quiroga , archevesque de Tolède , grand chancelier el souverain président de la saincte-inquisition , le neufviènie mars mil cinq cent nonantp. »