‹ Histoire de la réforme, de la Ligue, et du règne de Henri IV (volume 3)Chapitre 27 sur 202 · REMERCIMEKS AU DUC DE PARME · texte numérisé non relu

REMERCIMEKS AU DUC DE PARME

municipale * , et au chef qui les avait conduites! « Monseigneur, écrivaient les prévôt des niar-

* Henri IV, après avoir levé le siège de Paris, voulut tenter de surprendre la ville; il détacha à cet effet le comte de Chàtillon avec une bonne partie de l'infanterie , et le suivit avec de la cavalerie. Chàtillon arriva sur les onze heures du soir dans le faubourg Saint-Jacques , « qui estoit abandonné depuis que l'armée royale s'en estoit saisie pendant le siège. Les troupes ne purent marcher si secrètement qu'on n'entendist quelque bruit vers Saincte-Geneviève : comme tout le monde, sans en excepter les ecclésiastiques et religieux , montoit la garde, les jésuites, dont le collège estoit dans le voisinage , la faisoient en cet endroit; ils donnèrent l'alarme, et aussitost les bourgeois accoururent sur le rempart. Chastillon fit alte et ordonna un profond silence à ses gens. Les Parisiens n'entendant plus rien , crurent que c'estoit une fausse alarme et se retirèrent ; ils laissèrent seulement dans le corps-de-garde les jésuites et quelques autres. A la faveur d'un brouillard, les soldats royaux se coulèrent doucement et appliquèrent sept à huit eschelles justement au quartier que les jésuites gardoient, et où l'un d'eux , avec Nicolas Nivelle, imprimeur, et Guillaume lîalden , avocat anglois , esfoient en sentinelle. Tous ceux qui sautèrent sur le rempart furent culbutés par le jésuite armé de sa hallebarde, secondé de l'avocat et du libraire. Les corps-de -garde voisins vinrent au secours , et on accourut de toute part; on jeta des bottes de paille allumées dans le fossé , et en peu de temps les murailles lurent remplies de soldats. Chastillon dès-lors fit sonner la retraite. » — Riblioth, royale, cabinet des estampes, règne de Henri IV.

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