‹ Histoire de la réforme, de la Ligue, et du règne de Henri IV (volume 3)Chapitre 28 sur 202 · UEMEIICIMENS AU DUC DE PARME · texte numérisé non relu

UEMEIICIMENS AU DUC DE PARME

chauds et échevins au duc de Parme ; ceux qui n'ont vu le misérable estât auquel , par un long siège, a esté reduicle la ville capitale, autrefois la plus florissante de ce royaume, ne peuvent juger de la grandeur de nostre obligation envers Sa Majesté catholique , réservée du ciel en terre pour la conservation des bons et terreur des méchans. i\ous qui , fondés en la divine bonté, avons cru qu'elle n'abandonneroit ses fidèles serviteurs, avons , sur la vérité de vos promesses , passé en ce siège les termes de l'humaine résistance , soit aux supports de nos nécessités, aux efforts de nos ennemis ou aux conspirations de leurs partisans. Confessons franchement qu'à vostre altesse nous ne pouvons rendre grâces dignes d'une œuvre si mémorable, qui est ce salutaire et propice secours, par le moyen duquel non-seulement Paris, mais toute la France , et non-seulement la France, niais nous osons dire toute la chrestienté, qui périclitoit en sa religion , est pour ce coup deslivrée. ])e quoy attendant qu'il plaise à Dieu nous donner moyen , par quelque bon service , vous faire recognoissance ,-nos desputés vous portent à vive voix les remerciemens très-humbles et les tesmoignages de nostre obligation à vostre altesse, laquelle nous supplions très -humblement leur donner autant de créance que si la ville eu corps y estoit présente *. » 13 septembre 1590. • Registre de riIôtel-de-Ville , XllI, fol. 71.

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