LES ÉTATS DE REIMS
France, catiiolique , et les pouvoirs du duo de Feria étaient même spéciaux pour se présenter devant celte grande assemblée : « Grands, magnifiques et mes bien-aimés seigneurs , leur disait le roi Philippe , je prends un si vif intérest aux affaires de toute la chrestienté et particulièrement de la France , que vous me voyez tousjours prest à assister ce royaume dans toutes les circonstances qui intéresseront la religion. Je n'en veux d'autres preuves que les secours que je lui ay fournis et que je luy fourniray encore. Mais aujourd'huy
céder à l'eslection d'un roy calholicjue , qui se doivent tenir en brief en la \ille de Rhcinis.Siir quoy lecture faicle a esté advisé qu'au premier jour, et le plus tost que faire se pourra , l'on doit faire assemblée pour y estre desputées et nommées personnes capables pour aller auxdictsEslats, auxquelles sera baillé d'amples mémoires, lesquels ils ne surpasseront. » — Regist. de l'IIotel-de-Ville, XllI, fol. 158. Du 13" jour de may 1591. «En assemblée générale , la compagnie a esté d'advis de desputer personnes notables pour assistera ladicte convocation et y proposer et requérir ce qu'ils verront y estre nécessaire pour la conservation de la religion et de l'Eslat, et du particulier de la ville. Suivant lequel advis et conclusion ont esté nommés et desputés pour eux trouver en ladicte assemblée, M. le prevost des marchands , M. de Neuilly , premier président de la cour des aydes, M. d'Orléans, avocat du roy en la cour de parlement , et M.Roland, grand audiencierdc France. » — Regde rilôtel-de-Ville, XIII, fol. 159 ^ers. à 160 vers.