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] 4 DÉPÉCnE SUR LA MORT DE CHARLES X (1 590).
toutefois on peut appeler de ce nom la mort du cardinal-roy. Il n'est pas probable qu'elle donne au prince de Béarn des ressources et des forces plus grandes que celles qu'il avoit précédemment ; et dans le cas cependant où Vostre Majesté seroit obligée de soutenir directement la cause catholique, le roy Charles étant mort , il faudroit que ce fust avec des moyens plus considérables. Quant à la demande de tenir cette nouvelle secrète, j'ai répondu que ce ne pourra estre que pendant peu de jours, parce que le Béarnois se hastera de la publier au moment où il l'apprendra. 11 paroist que , d'après ma réponse, on a expédié ini courrier à Mayenne pour le prévenir *. »
Henri de Navarre s'était rapidement porté sur Paris de ce champ de bataille d'Ivry, si glorieux pour ses armes ; il y était servi par les intelligences du tiers parti qui voulait, en réduisant le peuple à une extrémité déplorable, seconder la première voix de paix et de repos qui se faisait entendre parmi la bourgeoisie. Cette armée du Béarnais, composée de reitres, d'Anglais , de sa chevalerie calviniste, et d'un débri du parti royaliste, marcha pour investir Paris, se saisissant de tous les points qui protégaient l'arrivée des subsistances. Ces dispositions tendaient à effrayer le
* Aicliives de Simancas, cot. B Gb^^".