‹ Histoire de la réforme, de la Ligue, et du règne de Henri IV (volume 3)Chapitre 97 sur 202 · ÉUSA15ET11 ET PHILIPPE · texte numérisé non relu

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liaires. Jamais Henri de Navarre n'aurait pu, avec ses seules forces, conquérir une à une les provinces du royaume de France, étroitement liguées. Que pouvait - il , noble et pauvre enfant de race, contre cette population active des communes , défendant ses croyances sur le champ de bataille, aux éclats des couleuvrines et arquebuses ? Il se vidait sur la terre de France une A'aste querelle : le catholicisme et la réforme s'étaient personnifiés dans Philippe II et Elisabeth. C'était une guerre d'influence entre l'Espagne et l'Angleterre. Les Anglais ne pouvaient souffrir l'occupation simultanée de la France et des Pays-Bas par une puissance rivale. Une flotte et des hommes de débarquement partis d'Anvers et de La Rochelle , c'en était fait de Londres el de ses barons. Un se souvenait de l'efl'roi qu'avait produit l'apparition de Varinada , et lorsque la tempête eut dispersé cet immense armement , toute la préoccupation d'Elisabeth dut être d'empêcher le triomphe du catholicisme en France et en Angleterre, c'est-à-dire, l'établissement haut et durable du pouvoir de Philippe II.

Lorsqu'on pénétra profondément dans la conjuration de Marie Stuart, lorsqu'il s'agit d'examiner les élémens de succès sur lesquels le roi d'Espagne comptait pour les victoires de son armada , il fut reconnu que le parti catholique

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