‹ Histoire de la réforme, de la Ligue, et du règne de Henri IV (volume 4)Chapitre 141 sur 185 · RESTAURATION DU CORPS GERMAN · texte numérisé non relu

RESTAURATION DU CORPS GERMAN

rcur d'employer immédiatement la force , et en supposant que Charles-Quint en pressât l'éxecution , il devait trouver , pour les mesures de rigueur qu'il méditait, une vive résistance, même dans la minorité catholique des électeurs. Les princes de la Confédération n'auraient pas voulu que les prérogatives du corps entier fussent sacrifiés à la volonté r.bsolue de l'empereur qu'ils avaient élu. C'était pour eux une question de privilège autant qu'un point de religion *.

Une première résolution suggérée par l'électeur de Saxe fut unanimement adoptée. Lesprinces protestons se séparant du corps entier de la diète , se réunirent à Smalkalde dans une confédération particulière. Puisque l'édit faisait du catholicisme le fondement de l'association germanique, il était naturel que ceux qui n'en professaient pas les doctrines cherchassent un lien de religion qui les rapprochât plus intimement**. La réforme eut ainsi sa diète spéciale à laquelle adhérèrent d"abord Ernest et François deLunebourg , Philippe, landgrave de liesse, George de Brandebourg, le prince d'Anhalt et la ville libre de Strasbourg. Comme il fallait un principe de coalition qui ne fut susceptible d'aucune dissidence entre les diverses écoles , on convint que l'assemblée de

* Beicir. liv. XX , n" 53.

** LriHiR, Opcm, (om. vin.

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