MOUVEMENT DES VAUDOIS
(le guerre povir réprimer les populations vau- (loises, il est impossible de supposer que ces po- [lulations n'eussent pas fait quelques tentatives de violence et qu'elles fussent restées dans la simplicité d'obéissance qui attend la persécution. En France , les doctrines nouvelles se mêlèrent souvent à l'esprit d'indépendance politique, à des résistances armées. François P"^ s'en ])laint dans ses lettres secrètes à la ligue de Smalkalde : « Ce ne sont point de simples opinions, dit-il, mais des actes coupables; les hommes qui enseignent l'hérésie dans mon royaume sont pour la plupart des mutins *. » Il existe une épître que les Vaudoisde Provence adressèrent aux luthériens d'Allemagne, aux zwinglieus et aux calvinistes de Suisse pour appeler du secours et une ligue contre les dangers qui les menaçaient. C'était le droit de la défense naturelle; mais ces correspondances , dans tout Etat bien constitué , pouvaient être facilement confondues avec la révolte et la trahison de la foi des sujets. La réponse des luthériens et des calvinistes à ceux de Cabrièrcs et de Mérindol fut très-dvire; ils déclarèrent qu'ils n'avaient pas à se mêler des affaires du roi de France. A cette époque se manifestait un esprit de secte et de jalousie entre les diverses nuances de la réforme. Les Vaudois ne s'étaient pas complé-
* Litt. Francis. /'' , npnd Frelier . rcritni fjcrmanii . roU. (nm. m.