‹ Histoire de la réforme, de la Ligue, et du règne de Henri IV (volume 4)Chapitre 32 sur 185 · ESPRIT ET INFLUENCE DE LA BOURGEOISIE · texte numérisé non relu

ESPRIT ET INFLUENCE DE LA BOURGEOISIE

alors appelée dans toutes les affaires du pays. Toujours liuterventiou du tiers-état pour sanctionner les ordonnances générales : s'agissait-il de publier les coutumes d'une province ou d'une ville , le roi ordonnait de convoquer les gens de tous les états pour en approuver le contenu; ces formes furent suivies même pour l'adoption des coutumes de Paris parmi cette grande masse de population qu'on hésite tant à réunir dans les époques modernes : « Prévôts , vous mandons que vous faites assembler vous et chacun, les comtes, barons, châtelains, prélats, abbés, chapitres, advocats , licenciés , praticiens et autres bons bourgeois, et faites derechef accorder et lire lesdites coutumes; et s'il survenait contradiction par la plus grande et plus saine portion des gens d'église , des nobles ou de ceux du tiers-état , faites mettre et rédiger par écrits les différons et discordes. — En conséquence furent convoquées en place de Grève lesdites personnes ; et là furent lues les coutumes sur lesquelles il y eut vives contestations *. »

L'esprit de liberté et de raisonnement était donc passé dans la classe active des bourgeois ; il devait être peu favorable aux opinions d'autorité que l'Eglise romaine imposait comme condition d'or-

* Blois , 21 janvier 1510, Recueil des coutumes généraleit de France, édit. avec privilège de 1516, et 2^ édit. in-fol de 1550. Caracf. goth. fol. 7 et 8.

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