LE CONCORDAT DE FRANÇOIS I
thodoxie. Toutefois les mêmes intérêts d'Italie, qui avaient si souvent séparé les rois de France et les Souverains pontifes, produisirent un immense résultat qui, sous François l*''", empêcha peut-être la vieille monarchie de saint Louis d'adhérer aux innovations de Luther. Je veux parler du grand concordat conclu par l'intermédiaire du chancelier Duprat avec le pape Léon X.
Supposons la prédication de la réforme arrivant au moment des vives querelles des rois de France avec le saint-siége , tandis que les Monarques se plaignaient des exactions pontificales , des décimes, cette réforme n'eût-elle pas trouvé protection dans la couronne même ? Le concordai fut une véritable transaction qui , transférant de> pouvoirs extraordinaires à François 1*"^, et lui donnant la disposition de tous les bénéfices , dépouillait en quelque sorte l'Eglise gallicane et la mettait à la disposition du roi. Dès lors de communs intérêts rapprochaient François l^*" du pape; le roi protégea le système catholique qui déposait dans ses mains les propriétés et les revenus du clergé avec le choix de tous ses membres. Les élections étaient abolies au profit de la couronne qui pouvait désormais distribuer les bénéfices ecclésiastiques entre ses courtisans; tout le clergé était à sa discrétion , soumis à son obédience ; on prit pour prétexte l'abus des élections ; et , comme il arrive toujours quand on veut détruire une li- I. 7