LUTHER AU PAPE
une autre lettre postérieure , il disait encore : « En qualité de .docteur, n'ai-je pas le droit de disputes dans les Universités? Ces thèses n'étaient que pour l'école, comment les a-t-on répandues dans l'univers ? On veut donc me rendre odieux ; ce n'est que par force que j'ai été jeté dans le monde , et c'est pour apaiser un adversaire que je publie mes explications sous la protection de ta sainteté; et si j'étais tel que l'on me dépeint, est-ce que l'électeur de Saxe me souffrirait dans son Université * ? »
Les doiuinicains , toujours plus acharnés par cette dispute d'écoles , continuaient à publier des thèses contre Luther; tandis que Silvestre de Prierias élargissait outre mesure le pouvoir des pontifes, un autre dominicain, Jacques Hochstraten , exhortait le pape à ne plus invoquer contre Luther que le fer et le feu **. Cette cause s'agrandi.ssait. La Saxe retenti.ssait de ces disputes , et les opinions de Luther remuaient déjà les esprits. 11 existe une lettre de l'empereur Maximilien , qui constate ces progrès. Il dénonce au pope Léon X les thèses qui divisent lès Universités allemandes,
CM»» omnihus quœ siim et haheo; vivifica, occide vora et recoca, approba et reproba ut plactierit, etc. Epislol. Luther ad Léon X, in die SS. Trinitatis.
* R\ïNMB. ad aiin. 1518, n" 95. — Cocolscs, in art. et acript. Luther. 1518.
'* LuxHEa. Conf. Jacq. Jlochstrat.