‹ Histoire de la réforme, de la Ligue, et du règne de Henri IV (volume 4)Chapitre 47 sur 185 · THÈSES DE JEAN DE ECK · texte numérisé non relu

THÈSES DE JEAN DE ECK

secrète sympathie lui rattachait toute l'école philosophique; Mélanchton, Carlostad, Amsdorfl", tous les professeurs de l'Université prenaient parti pour la querelle et y entraînaient Frédéric de Saxe leur protecteur. Par contraire, les vieilles rivalités d'école appelèrent Jean de Eck, doyen d'Ingolstadt , à soutenir une thèse opposée à celle de Luther ; il commença par appuyer la doctrine de Tetzel ; il ajoutait même que la contrition ne suffisait pas pour remettre la peine, qu'il fallait encore la satisfaction , laquelle arrivait seulement par l'indulgence; Luther répondait : « Si vous croyez fermement que vous êtes absous, dès ce moment vous l'êtes , et peu importe que le prêtre vous donne l'absolution sérieusement ou en se moquant *. »

Au reste, jusqu'ici aucun des partis en querelle ne niait l'autorité du pape, et sa suprême puissance dominait encore les discussions; Luther lui-même adressait à Léon X son livre de controverse ** , et lui écrivait : « Bienheureux père, je me prosterne à tes pieds , et je m'offre avec tout ce que je puis et tout ce que j'ai ; donne la vie ou la mort, a])prouve ou réprouve; j'écouterai ta voix comme celle de Jésus-Christ ***. » Et dans

* LrxnEB , Serm. de indulgent, liv. i, fol. 59. ** Rosolutiori.es disputation. de ùtdulgenliarum virlute ad Lconem X poiitificum, édition 1582.

*** Proslialum me pcdihtis luis, bealissinic inilci, cffero,

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