‹ Histoire de la réforme, de la Ligue, et du règne de Henri IV (volume 4)Chapitre 75 sur 185 · CONSEQUENCE TOUR L'ALLEMAGNE · texte numérisé non relu

CONSEQUENCE TOUR L'ALLEMAGNE

veau décret, c'était rejeter la vérité pure. Si Ton rétablissait la messe dans les villes où elle était abolie , ne craignait-on pas l'esprit de révolte et de sédition? Nous approuvons, continuaient-ils, la clause de prêcher l'Ecriture selon l'Eglise; mais la question est de savoir où est la véritable Eglise. Nous ne pouvons donc consentir aux décrets de la diète, nous obligeant d'en rendre compte à tout le monde , à l'empereur lui-même. * »

Ainsi, par cette protestation solennelle, la constitution politique de l'Empire éprouvait une grajide modification ; les électeurs ne formaient plus un corps uni , délibérant d'après une loi commune; une barrière toute-puissante alors les séparait : la foi religieuse. Ce premier résultat de l'avènement du protestantisme dans l'Empire était immense ; il eût préparé tôt ou tard sa dissolution, si le principe religieux ne s'était lui-même affaibli pour faire place au principe politique , si enfin une transaction postérieure n'avait reconstitué l'Allemagne sur de nouvelles bases. En résumé , la réforme dans l'Empire ayant repoussé la doctrine anti-.'iociale des anabaptistes , s'emparait de trois points décisifs pour perpétuer sa durée : la propriété , la liberté et, les prérogatives électorales.

*CocnLmrs, a t. et script. Luther, ann. 1529. Quoique les villes libres dilTérassent sur quelques points de doctrines avec les princes, elles adhérèrent néanmoins à la protestation des électeurs.

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