LE SÉNAT DE ZURICH
réformateur, tout en sortant de l'autorité de l'Eglise, appelait et proclamait la souveraineté du sénat. Cette souveraineté se prononça en faveur de la doctrine de Zwingle. Un édit des magistrats de Zurich décida que ses principes seraient enseignés dans tout le canton , avec défense aux prédicateurs catholiques de dénoncer comme hérésie le culte simple et pur de l'Evangile. Une solennelleasscmblée fut indiquée pour déciderla grande question des cérémonies extérieures qui touchaient plus intimement aux coutumes populaires. Le sénat de Zurich y invita les députés des douze cantons suisses, afin de donner une plus grande force à la résolution qui serait prise. Ce fut dans cette assemblée que Zwingle attaqua vivement la présence réelle dans l'Eucharistie, et le culte des images comme une idolâtrie : quant à la messe , le réformateur déclara qu'il ne fallait désormais y employer que la parole de Jésus-Christ en langue vulgaire : les assistans devaient y communier sous les deux espèces *.
Quoique les députés des cantons ne voulussent point encore se prononcer , le sénat décida d'une manière solennelle qu'il serait désormais défendu, dans le canton de Zurich, de faire des processions publiques où le saint sacrement de Tautel serait oflert au peuple, et de l'exposer même dans les
* JIuoMrs, vU. Zwinglii.