QUESTION DU DIVORCE
cl, après une cohabilatiou de vingt ans, IJeiiri V 111 déclara qu'il ne pouvait vivre sous le nicnie loit avec une feuiuie qui n'était plus que sa concubine*.
La nullité qu'appelait le roi d'Angleterre résultait de ce que Cathci'ine aAait été fcnnne de son frère. Ce vicediriir.ant , couvert par une bulle de Jules II, ne pouvait être invoqué qu'en obtenant la révocation de la bulle , et Wolsey devait la solliciter en faveur d'un prince qui avait tant fait pour l'Kglise romaine **. Le docteur Knight, secrétaire d'Etat, fut député auprès du pape qui alors était gardé au château Saint-Ange après le saccagementdeRome.Kniglit demandait l'annulation du mariage avec Catherine d'Aragon et la dispense pour en contracter un nouveau. Charles-Quint, neveu de Catherine, défendait aussi de son côté avi pape de satisfaire en ce point la volonté de Henri YIII. Lorsque le pontife s'enfuit déguisé en pè-
* Coniparea sur cette grande affaire du divorce de Henri VIII, l'ouvrage spécial de Burnet , Hisl. de lu ré- Juvine de l'Eglise d'Angleterre ; il est partial pour la réforme ; Raisald, ad ann. 1528 et suiv. — SA?iDERs , de schism. anglican. — llAsrsrELD, IJist. ecclèsiast. anglican. Le plus curieux de ces ouvrages est évidemment Vanti Sanderus j imprimé à Cambridge , 1593. Legrand a copié servilemciit Sanders , mais il est curieux par les pièces.
*' Wolsey fut l'instigateur de l'idée de divorce : Instigalov et attclor consilii cxiilimabutia; Toi. Apolog. 113 et 11 G.