LA LTGUE EN ECOSSE
Deux forces de la ligue étaient encore l'Ecosse et l'Irlande , que le pape cherchait à opposer au système protestant d'Elisabeth pour en atténuer l'énergie. La prédication réformatrice en Ecosse s'était fait entendre sous le règne de Jacques IV. J'ai besoin de la reprendre haut pour expliquer l'influence de la maison de Guise dans ces pays jetés si loin du tliéàtre des événemens, et qui pourtant agirent plus d'une fois sur les destinées de la ligue. Dès les vieux temps de la monarchie , il s'était formé une parenté de blasons et de chevaleries entre les Ecossais et la France ; les romans et les chroniques nous disent les longs voyages que les paladins faisaient en Ecosse, les bons coups de lances qu'ils y donnaient en l'honneur des dames. Depuis Charles VII , les Ecossais avaient Joué un trop grand rôle dans l'histoire de la maison royale pour que cette poétique contrée ne conservât pas toujours des rapports avec sa plus ancienne alliée *. Jacques IV avait épousé Marie, duchesse de Longueville , fille du duc de Guise, de celte grande race catholique. Alors que Henri VIII régnait et qu'il imposait sa domination ecclésiastique, il avait écrit à Jacques d'Ecosse : « Je vous envoie un traité sur la suprématie royale, avec prière d'en étudier soigneusement le convoyez Histoire constitutionnelle et adiniiiistrativo du la France, sur l'influence des Écossais.