‹ Histoire de la réforme, de la Ligue, et du règne de Henri IV (volume 5)Chapitre 115 sur 234 · L\ RÉFORMATION EN ECOSSE · texte numérisé non relu

L\ RÉFORMATION EN ECOSSE

tenu. » Il demandait en même temps la permission })Our son agent Barlow, évêque élu de Saint-David de prêcher, à la cour écossaise. Le présent l'ut reçu avec un air d'indifférence, remis immédiatement à l'un des prélats , et le missionnaire anglais, s'apercevant que toutes les chaires lui étaient fermées , exhala son mécontentement dans ses lettres au ministre Cromwell , oii il appelait les conseillers clercs de Jacques « créatures pestiférées du pape et véritables suppôts du diable *. » Cette persévérance dans l'unité catholique avait été récompensée par la robe rouge du cardinalat que le pape envoya à David de Béthune , archevêque de Saint-André, le confident de Jacques IV. La réformation n'éclata violente qu'à la prédication deKnox : j'ai dit déjà que l'ardent prosélyte de Calvin était allé étudier à Genève, et là il y avait puisé les plus austères doctrines. En foce de cette vieille Eglise d'Ecosse, si corrompue, dans ce pays où tous les bénéfices étaient possédés par des bâtards , oîi le roi Jacques V jetait les opulentes abbayes de Holyrood , de Kelso, de Melrose , de Coldrington et de Saint-Andrew aux fils ira- ])urs de ses amours ; dans ces montagnes sauvages et arides où le clergé imposait les dîmes avec tant de hauteur et d'impérieuses exigences , il n'était pas étonnant que les paroles de Knox eus-

* PiNKERTo.> , (oni. II, pag. 327.

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