MESURES CONTRE LES LIGUES
tlu parti catholique; Henri de Navarre était hérétique relaps ; il avait manqué à ses premiers engagemens envers l'Église ; comment croire qu'il reviendrait sincèrement une seconde fois ? Les politiques n'abandonnèrent jamais l'idée de la conversion ; ils la préparaient comme une condition d'avenir.
Et pendant ce temps le roi poursuivait de ses édits toute ligue catholique , associations qui pourraient se former sans l'assentiment de la puissance royale. L'union grandissait partout, dans les provinces particulièrement ; elle armait les villes , se préparait au combat comme s'il était 5 la veille d'éclater. Henri III en écrivait encore au maréchal de Matignon : «Mon cousin, à ce que j'ai vu par ladespesche que m'avez envoyée, ceux de Rouergue , Quercy , Auvergne et Gevaudan se sont ligués ensemble , et encore que ce soit sous prétexte d'empescher ceux qui troublent leur repos , à mon grand regret, toutefois je doute ( et en avez aussi quelque opinion ) qu'il y ait quelque autre chose sous cette couleur qui ne pourroit que grandement préjudicier à mon service et qui est directement contre mon auctorité; pour ce, je leur défens de faire quelconques as-
llenrilll®, avec la reine Catherine de Médicis sa mère, pour l'accommodement du roi de Navarre avec lui, 1584. >lss. de Béthune, vol. cot. 9125, fol. 2.