GRIEFS DE LA LIGUE
sûretés que nous demandions pour nos amis , lesquelles nous avons fort 0])iniàtrces tant pour leur respeet que pour establir nostre religion. Nous nous sommes bien aperçus qu'on vouloit sur le particulier interprester en mauvaise part nos actions et les rendre odieuses; encore que les volontés et de nous et de nos amis soient trèsdroites et innocentes. Enfin, pour lever toute occasion et moyen de les calomnier , nous avons faict la response que nous vous envoyons, de laquelle ceux qui traitoient avec nous se sont trouvés si estonnés qu'ils sont demeurés sans réplique; et sur ce poinct nous nous sommes despartis incontinent, avec ferme résolution d'avancer nos affaires et joindre nos forces au plus tost , et d'exposer nos vies pour une si saincte entreprise, à laquelle ne doutant aucunement de l'entière affection que vous y avez vouée , nous ne vous dirons autre chose , sinon que c'est à ce coup que nous ferons preuve que nous sommes serviteurs de Dieu , zélés à l'avancement de sa gloire, et au bien et repos de la France. *« Et il ajoutait , dans une autre dépèche, pour expliquer la persévérance des catholiques à se maintenir sous les armes : « N'est-ce pas chose certaine que M. d'Èpernon , duquel la fortune , faute de bons fondeniens, a besoin de forts et puis.sans appuis, fut
* " Dcspeschc de M. le cardinal de Bourbon. » 2 mai 1585.