LE DUC DE GUISE SUR LA FLANDRE
nous et de luy, et pourrions facilement exécuter tous les conimandeiuens du roy catholique en ce royaume , qui seroit toujours notre commun protecteur *. »
La politi({ue du duc de Guise était surtout d'alarmer Philippe II sur la situation de ses pays de Flandre : « Si on ne nous donne pas des secours , il y a tout à craindre pour les Estats de vostre maistre ; les hérétiques estant en force dans ce royaume , les Estats des provinces de par deçà seront dans un danger imminent. » Le duc de Montpensier refusait de signer la ligue : « J'ai eu adAis, écrit le duc de Guise , que le duc de Montpensier, oubliant sa religion et son devoir, se joinct avec les hérétiques, suivi des frères du prince de Condé et de quelques froids catholiques ; leur menée et intelligence est pour venir à une paix , si nous ne l'empeschons pas , à quoi nous devons tendre tant pour le bien et conservation de la religion que pour le repos des Estats de vostre maistre, estant tout cela joinct ensemble et inséparable. L'assistance du mareschal de Montmorency avec eux peut infiniment traverser vos affaires ; c'est pourquoi je vous prie de nouveau d'intercéder auprès du roy vostre maistre et le duc de Savoye à ce qu'il leur plust retirer ledict mareschal du parti du prince de
'Archives de Siiiiancas, col. B57^'".