‹ Histoire de la réforme, de la Ligue, et du règne de Henri IV (volume 5)Chapitre 177 sur 234 · VR31ÉE ROYALE · texte numérisé non relu

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enfin le [)laisant diseours et advertissement aux nouvelles mariées pour se bien et proprement comporter la première nuiet de leurs nopces. » Tous ces petits dires et bons mots faisaient l'esbattement et joyeuseté du camp royaliste , plein de licence à l'encontre des mœurs sévères des huguenots et de la piété sainte de l'union. Depuis le traité de Nancy , cette armée royale marchait de concert avec les troupes de la ligue.

Henri de Navarre savait toute la puissance de cette réunion des communes et des nobles de cour contre sa chevalerie de montagne qui donnait ferme un jour de bataille, puis qui ue savait pas tenir les camps et s'en retournait à ses castels : son recours habituel était Genève , l'Allemagne, la Suisse, et les Anglais d'Elisabeth. Il fallait aide ; on avait peu d'argent; on y suppléa par la prédication, le zèle, le fanatisme religieux. Le négociateur de Henri de Navarre auprès des électeurs germaniques fut le prince de Condé son bon cousin. Bèze, le savant Bèze, dans les périls auxquels était exposée l'Eglise calviniste de France , abandonna Genève, sa chaire de prédication, pour courir dans tous les pays luthériens et soulever les peuples de la réformation dans une ligue commune *.

De vieux traités subsistaient entre les électeurs

* Bèze, flisf. de l'Église cliivl. ami. 1586.

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