‹ Histoire de la réforme, de la Ligue, et du règne de Henri IV (volume 5)Chapitre 190 sur 234 · LE DUC DE GUISE ET L'ESPAGNE · texte numérisé non relu

LE DUC DE GUISE ET L'ESPAGNE

avec une apparente injustice et abandonnés d'un ehascun ; ou il attendra de nous la commencer alors que six fois davantage de moyens ne pourront pas relever nos forces en Testât qu'elles sont maintenant. Faictes-le donc ainsi entendre au roi vosire maistre et au duc de Parme , et qu'ils se disposent, pour autant que la guerre durera seulement, de nous secourir suivant les termes du traité de Joinville. Je vous supplie vous y employer autant que pouvez , vous asseurant encore que je ne manque de courage et de bonne volonté ; mais il faut qu'elle soit assistée de moyens auxquels je voudrois bien pouvoir fournir du mien , vendant et prodiguant toutes mes terres à qui en veut. Le roy me mande de continuer à incommoder les ennemis , et de me tenir prest à l'aller joindre, de quoy pour trouver excuse je mets les ennemis entre luy et moy, ayant envoyé haster M. de Lorraine, lequel s'il peut arriver , nous aurons armée plus forte que la sienne et celle des ennemis , et me joindrai aujourd'huy avec mon frère et mes cousins pour continuer de les endommager, puis je verrai ce que j'aurai à faire *. »

Le S décembre 1587 il mandait encore à Don Bernardino de Mendoça : « Je me resjouis de la grande victoire que je viens d'obtenir sur les reis- Ires , chose extraordinaire avec si peu d'hommes

* Archives de Simancas , coi. B58"".

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