ACTES DE LA 3IUNICIPALITÉ DE TARIS
son de sa charge, M. de Guise l'interrompit, et le roy parlant à Bellièvre s'écria : Je vous eu ai dict davantage. La royne-mère sur cela commença à parler au roy à part; M. de Guise s'approcha de la royne régnante , et parlèrent ensemble pendant le pourparlé de la royne-mère et du roy, M. de Guise peu après se retira sans estre suivi ni accompagné d'un seul des serviteurs du roy *. »
Le roi ne pouvait ignorer les projets décisifs des confréries de Paris et de la sainte-union dont les métiers avaient adopté toutes les idées ; devaitil subir un conseil de ligueurs, abandonner ses amis pour constituer une administration toute dans les intérêts de l'union? C'était abdiquer la couronne ; car Henri III aux mains des catholiques n'aurait plus eu aucune liberté d'action. Le conseil se décida dèslorsà opposer la iorceà la force. Depuis l'arrivée du duc de Guise , diverses mesures de précaution et de police avaient été ordonnées par le roi; une grande partie des parlementaires, quelques fractions de la haute bourgeoisie lui avaient offert leurs services contre la ligue , et le roi s'en servait pou^ dominer les actes du bureau municipal de Paris. Partout de belles pancartes étaient lues : « De par les prevost des marchands et eschevins
* <• Amplification des particularités qui se passèrent à Paris lorsque M. de Guise s'en empara, et que le roy en sortit. »