ENTRÉE DES SUISSES
asseurances qu'elle exigera : mais je déclare en mesme temps que je ferai tous mes efforts, si Vostre Majesté venoit à prédécéder, pour que le roy de Navarre ne vienne à la couronne; tel est mon vouloir et le souhait universel des catholiques *. »
La bourgeoisie n'avait répondu que faiblement aux ordres de la ville et du prévôt ; on se doutait que le roi voulait arriver à un coup d'Etat contre les catholiques : « La plupart des bourgeois refusèrent d'obéir à ces mandemens, excepté quelques-uns que l'on prétend avoir été advertis de ce qui se passoit, entre autres le président Prévost et M. de Martis, maistre des requestes, qui se rendirent avec leurs troupes, l'un à la place du cimetière des Saincts-Innocens, l'autre à la place de Grève, et M. de Thou, qui s'estoit excusé depuis deux ans sur son vieil aage et caducité, alla aussi au cimetière des Saincts Innocens **. »
De part et d'autre on se trompait; la population de Paris était prête et les Suisses entraient dans la ville avec quelques compagnies françaises par la porte Saint-Honoré : « Les forces furent distribuées par le commandement de Sa Majesté
* Mss. bibliothèque Saintc-(iene\iève. >■ De la religion catholique en France, par M. de Lezeau, conseiller d'État , in-fol. chap. v.
*• Mss. Dupuy , n" 47.