IV
qu'une mesnie cause , ainsi que ses actions le prouveront *. >;
Philippe II cherchait ainsi à entraîner le conseil de Henri III tout entier dans l'unité catholique. Si le roi de France renonçait aux tièdes convictions des politiques , si par la dure leçon que les halles de Paris venaient de lui donner, il consentait à se joindre pleinement à la sainte-union, l'Espagne lui prêterait secours ; mais il fallait qu'une telle résolution fût prise sur-le-champ et avec franchise ; comment les catholiques pourraient-ils avoir confiance en lui, tant qu'il aurait auprès de sa personne d'Epernon, le chef de ces pourceaux de modérés , de ces hommes à tous vents et à toute opinion , qui allaient au prêche ou à la messe avec indifférence?
* Ce que Sa Majesté Catholique a envoyé répondre à monsieur de Longlée , sur les propositions par lui faites au nom du roi Très-Chrétien, en \ertu d'une lettre de créance du 20 mai 1588. — Archives de Simancas, cet. B 61^'^^.