‹ Histoire de la réforme, de la Ligue, et du règne de Henri IV (volume 5)Chapitre 23 sur 234 · LÉGITIMITÉ DES GUISE · texte numérisé non relu

LÉGITIMITÉ DES GUISE

finalement par l'advis et permission de Sa Saincteté, on enfermera le roy et la royne dedans un monastère comme Pépin son ancestre fit à Childeric. Et par ce moyen M. de Guise réunira l'héritage temporel de la couronne à la bénédiction apostolique qu'il possède maintenant pour tout reste de la succession de Charles-le-Grand*. »

Dans les idées primitives de l'avocat David , le duc de Guise n'était encore que le chef de foit de la royauté catholique ; le pouvoir était provisoirement conservé à Henri III. Depuis on alla plus loin ; puisqu'on élevait le duc de Guise chef salué d'un grand parti, qui était le peuple, pourquoi ne placerait-on pas la couronne sur sa tète ? Pour ôter aux Valois et aux Bourbons l'imposant prestige de l'hérédité, on commença dans une suite de ])araphlets à parler de l'usurpation de la race Capétienne sur la Carlovingienne , dont la noble expression vivait encore dans la maison de Lorraine , héritière du grand empereur. Pépin avait été l'élu du pape; pourquoi le duc de Guise ne le serait-il pas ? Pouvait-on nier que les Guise ne fussent les descendans de Charlemagne ?« Pharamond , qui le premier amena les François en France , eust un fils aisné, Clodiou-le-Chevelu. Ce

* « Extrait d'un conseil secret tenu à Rome peu après l'arrivée de l'évesque de Paris , traduit d'italien en françois. ■> 1576 (Brochure).

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