SIGNATURE DE LA LIGUE
et à cette autorité qui se formait indcpendatite du pouvoir royal, Henri III signa lui-même la ligue. Ou a blâmé le prince de cet acte de haute politique; que faisait-il pourtant ? si ce n'est se mettre à la tète d'une opinion qui était la majorité ! La ligue était la grande association nationale; le roi en prenait la direction en s'en constituant le chef; il ne pouvait se prononcer pour l'association huguenote; elle était en dehors du peu|)le, toute de noblesse et de vieille féodalité. Rester au milieu était impossible en temps de troubles, quand les passions ne souil'raient rien en dehors d'elles. Henri III, catholique, saisissait en mains la cause du catholicisme. Il obtenait par-là qu'on supprimât dans la charte secrète de la ligue les clauses qui pouvaient nuire aux droits de la race des Valois*. Cette charte fut discutée comme un vérita-
Aussi Ilenii III s'empressa-t-il d'éciire pour recommander aux p;(>iivcrueurs des provinces la signature de la ligue. 2 décembre 1576. Lettre de Henri 111 au\ rommandans des pro\inees du royaume pour ordonner la signature de la ligue : « Je vous envoie les articles que j'ay faict dresser tourhant les associations des provinces de mon royaume, dcsijuels vous fereï faire des doubles pour les faire signer et les bailler là ov'i vous aviserez, retenant l'original devers vous pour vostre décharge et sûreté. Je désire, au reste, ([u'il soit usé de dilitjencc telle que les choses soient arrêtées et signées, et les rooles ap[)ortés et rendus cnlre mes mains dedans un mois ou six semaines au plus tard. » ^Iss.