GUERUE A.VEC LES HUGUENOTS
On rompait ainsi avec le parti catholique décidé ; pouvait-on dès-lors se passer des huguenots et ne point traiter avec eux ? Le principe d'unité religieuse était retardé ; il ne s'agissait plus que de régler les conditions qu'on imposerait à la coexistence des deux croyances. Pendant toute la durée des Etats de dois , la guerre avec les calvinistes s'était continué; la terreur gagnait au loin. « Le 2 janvier 1377 , lettre du roy qui , sur ce que ceux de la prétendue religion réformée se sont emparés de quelques villes et places fortes en quelques provinces de ce royaume , ordonne de faire garde aux portes de Paris avec armes ; mais qu'il entend que ceux de la nouvelle opinion qui se contiendront paisiblement en leurs maisons soient conservés sous sa protection , sans estre aucunement recherchés ni molestés en leur personne , bien , honneurs et famille *. » La reinemère , voulant compromettre le duc d'Anjou avec le parti calviniste qui l'entourait pour en faire un chef , lui donna le commandement des forces royales **. La campagne fut heureuse pour les
* Registre de l'Hôtel-de-Ville, t. xi , fol. 46.
*' Le 5 septembre 1577 l'ambassadeur de France à Madrid écrivait à Philippe II : " Sire, me asseurant que Vostre Majesté aura tout plaisir quand elle entendra quoique bon succès aux aifaircs du Roy TrèsChrestien mon maislre, au rhasiiment des hérétiques et rebelles de son royaume, j"ay