‹ Histoire de la réforme, de la Ligue, et du règne de Henri IV (volume 5)Chapitre 71 sur 234 · LES PARLEMENTAIRES · texte numérisé non relu

LES PARLEMENTAIRES

il cherchait à l'appliquer aux cdits royaux, à créer une sorte d'opposition à toutes les mesures importantes émanées de la puissance royale ; catholique ardent en majorité , le parlement comptait pourtant une minorité modérée qu'on retrouvait également aux aides, aux finances, à la cour des comptes; les charges chèrement achetées passaient successivement de la classe des avocats à celle des conseillers , de conseillers à présidens, et ces mutations se faisaient dans une cinquantaine de famillesdontla grande expression se personnifiait dans les Mole , B.risson , de Thou, Pasquier , Seguier, Harlay. A quelque opinion que ces familles appartinssent, à la ligue ou au tiers parti , toutes se livraient avec une persévérance scientifique à l'étude des lois , aux dissertations sur les souverainetés ou la nature des divers gouvernemens. Pasquier , que je considère comme l'expression active , laborieuse , savante de cette classe parlementaire, ne s'occupe jamais dans ses recherches , dans ses dissertations , que de la forme des sociétés , qu'à fixer leurs principes qu'il applique à toute chose , aux divers ordres d'idées. Le bon avocat exprime sa préférence pour le système monarchique, pour l'obéissance à une autorité suprême , dans de piquantes et naïves comparaisons.

« Direz-vous que les éléphans n'ont point de lois ? Je le nie. Ils marchent toujours en troupe ,

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