CENTURIES DE NOSTRADAMUS
puissance alors ([ue rastrologie ! Dirai-je toute la force d'opinion qu'avaient les belles et grandes centuries de IVostradamus , explications obscures qu'un esprit élevé, ingénieux et observateur donnait dans ses prévoyances à un avenir tout ouvert à son imagination studieuse ? Ces belles et grandes centuries , que Pasquier étudiait avec tant de soin , annonçaient pour ces années « désordres aux cités , et feux allumés. En l'an qu'Henri régnera en France , la cour sera en un bien fascheux trouble *. » Dames et varlets étaient donc dans de graves et vives craintes; car niaistre Nostradamus, de son bel oratoire de Salon , en Provence , ne se trompait guère sur les douleurs de la patrie.
Kn dehors de la cour vivait la classe parlementaire dont l'autorité grandissait par des prétentions successives. Déjà le parlement de Paris établissait en princ-ipe , qu'en l'absence des Etats- Généraux il représentait le peuple ; cette théorie,
la succession de tout ce royaume au prince de Béarn ; et au cas où il ne laisseroit pas de fils , au prince de Condé ; qui est chose de grande considération , et qui seroit d'un plus grand dommage et inconvénient qu'on puisse imaginer pour les affaires de la clireslienté. « Archives de Simancas , co(. B 46'-'".
' En l'an qu'Henri en France régnera, La cour sera en un bien fascheux trouble.