CATHERINE SUR LE TRAITÉ DE NÊRAC
elle était lasse de guerres civiles ; tout ce sang versé sans but politique , ces lices épouvantables sans avenir, tourmentaient cette tète d'ordre et de niénagemens ; elle cherchait une force, un appui à la royauté quand le sol tremblait autour d'elle. Aussi la voit-on toute pleine de joie du résultat qu'elle vient d'obtenir à Nérac: elle écrit au maréchal Damville : « Mon cousin, présentement est arrivé le sieur d'Argués de la part du roy monsieur mon fils, pour me tesnioigner le grand aise et contentement qu'il a de la résolution de nostre conférence au bien de la paix, voulant qu'elle s'establisse et effectue suivant notredicte résolution. Le sieur d'Argués m'a apporté par mesme moyen les plus agréables nouvelles que j'eusse pu entendre qui sont que mon fils le due d'Anjou arriva le 16° de ce mois à Paris où il est venu trouver le roy monseigneur et fils accompagné seulement de deux ou trois gentilshommes , et après s'estre embrassés et faict toute la bonne chère qui se peut et que se doivent deux bons frères, ils couchèrent cette nuict-là ensemble se délibérant de continuer à tousjours la vraie et parfaite amitié
roy de Navarre aussi assiste d'autres seigneurs et gentilshommes, et des despulésde la religion prétendue réformée. • Bibliothèque du Roi, liasse pour former un recueil de pièces in-12, ladite liasse cotée L"''''^" , pièce i.