LA MMSO'S DE MONTMORENCY
qu'ils se doivent, dont je loue Dieu grandement, vous en ayant bien voulu cscrire pour la joie qu'un ohascun doit en avoir et le bien que c'est à ce royaume *. »
Ces articles arrêtés à Nérac fortifièrent les liens de la couronne avec le parti modéré , représenté par le duc d'Anjou et la famille Montmorency , puissante race , alors le point de mire de tous les partis qui cherchaient à l'attirer à eux : le maréchal Damville, tour à tour caressé par Catherine de Médicis et le roi de Navarre, s'était fait une grande position dans la Languedoc , car il se proclamait médiateur entre toutes les opinions ardentes, réprimant les excès des unes et des autres. La reine-mère , après les articles de Nérac , avait écrit aux maréchaux Damville et de Montmorency pour leur annoncer la sanction donnée par le roi à ce traité. Le duc d'Anjou s'était également rattaché à cette pensée de conciliation ])Ourvu qu'on lui assurât son vaste apanage ; et d'ailleurs, tout préoccupé de l'expédition des Pays- Bas , il ne pouvait songer à troubler le royaume ; le jeune prince envoya dans ce but un agent auprès du roi de Navarre; le sieur de Betison devait instruire Henri de Bcarn des raisons qui avaient ramené Monsieur auprès du roi son frère , qui consistaient uniquememt dans le danger auquel
• Mss. de Béthuiu- , vol. cot. 88i8, fol. 65.