‹ Histoire de la réforme, de la Ligue, et du règne de Henri IV (volume 5)Chapitre 95 sur 234 · PIIIUPPE II ET LES PAYS-BAS · texte numérisé non relu

PIIIUPPE II ET LES PAYS-BAS

dition du duo d'Aujou. La lettre de créance était ainsi conçue : « La sincérité de notre intention au bien et prospérité de vos affaires et que celles des Pays-Bas aillent comme desirez, est tant justifiée et tesmoignée que n'estimons estre besoin de l'esclaircir davantage ; toutefois , comme la continuation de la parfaicte amitié et bonne voisinance entre nous , nos royaumes et Estats importe grandement, nous avons bien voulu pour plus grande signification de nostrc bienveillance envoyer exprès un personnage auquel avons entière confiance, le sieur de Maintenon, chevalier de nos ordres , en vous suppliant autant affectueusement qu'il nous est possible, croire iceluy comme si c'estoit nous-mesme *. »

Tout était dirigé à Paris par l'Espagne dans l'objet d'empêcher les secours de la France au\ Pays-Bas; un nombre infini d'avis, de notes spéciales, était envoyé à Philippe IL La correspondance de ce prince , celle de ses ambassadeurs ne traitent que de la révolte des provinces : le roi d'Espagne recevait des dépèches d'Anvers , de Douai, d'Arras, de Cambrai, de Namur , de Bruges , de Dunkcrque. On le voit dans une inquiétude perpétuelle ; le moindre mouvement armé en France l'alarmait ; lors de la guerre civile de 1580, il écrit à son envoyé pour qu'il

* Vit-liivos de Simaiicas, cot. B 46"'.

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