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154 COIUIUPTIOIN DE L'ESPAGNE (1580—1583).
cogne , et de l'insolence des huguenots dans cette partie du territoire, ce qui lui a fait prendre la résolution d'assaillir La Fère. Le prince de Condé est en Angleterre où il sollicite des secours d'argent de la reine Elisabeth pour amener les reitres en France : on annonce qu'elle lui a fourni cent mille écus *. »
L'Ambassade à Paris fut sur-le-champ remplie par Juan Baptista Taxis, dont les instructions portèrent tout entières sur les aflj^ires de Flandre. Avec quelle industrie laborieuse, avec quelle activité puissante , agissait Philippe II auprès de ses ambassadeurs! il s'occupe à entourer le duc d'Anjou d'hommes tous vendus: Charretier, secrétaire du jeune duc, était dans les intérêts de l'Espagne, et le 24 janvier 1583, Philippe II lui écrivait pour lui assurer une forte récompense, proportionnée au\ importans services qu'il pouvait rendre **. La politique de l'Espagne était à cette époque toute d'espionnage ; il eviste encore l'immense correspondance de divers agens qu'elle entretenait en France, et lorsque, en 1583 , Henri III envoya un nouvel ambassadeur à Constantinople, Philippe II prit à sa solde les domestiques pour épier tous les secrets ***. Ce n'est pas seule-
' Archives de Simancas , cot. B51.
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