‹ Histoire de la réforme, de la Ligue, et du règne de Henri IVChapitre 61 sur 144 · TROUBLES DC CORPS GERMANIQUE, — TRAITE DE PASSAW · texte numérisé non relu

TROUBLES DC CORPS GERMANIQUE, — TRAITE DE PASSAW

Mort de Luther. — Ses derniers ouvrages. — Efforts inutiles pour une transaction.

— Rapprochement du pape et de l'empereur. — Ligue contre les protestants. — Guerre civile dans le corps germanique. — Abaissement du parti luthérien. — Victoire de Charles-Quint. — Rapports des luthériens et de Henri II de France.

— Causes qui amènent la grande transaction de Passai. — Liberté de conscience.

Tandis que Charles-Quint tendait à imprimer son esprit aux évêques assemblés à Trente, il engageait les réformateurs eux-mêmes à reconnaître l'autorité de ce concile , sauf à tout diriger ensuite, de sa volonté puissante , vers une pensée de fusion et de concorde, force et durée de sa vaste couronne. A peine le concile était-il ouvert qu'il se rendit auprès du landgrave , l'un des chefs du parti protestant que l'empereur voulait entraîner à une démarche envers le pape pour sauver l'unité allemande*.

Luther s'effaçait du monde ; le fougueux réformateur avait marqué la dernière année de sa vie par un esprit plus tenace, plus hautain peut-être. Sa polémique avait pris je ne sais quoi d'acre et de méprisant; la pressante logique qui souvent avait présidé à ses larges ouvrages de théologie, avait tout à fait disparu. Ce n'était plus qu'insultes, outrages de mauvais goût, soit qu'il s'adressât aux catholiques purs , soit qu'il attaquât la réforme dissidente , les sacramentaires particulièrement. Dans le dernier livre qu'il dirigea contre la papauté, Luther dessina de sa propre main la figure du souverain pontife,

• Sleidan., liv. XVII, page 575.

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