‹ Histoire de la réforme et des réformateurs de GenèveChapitre 6 sur 51 · X INTRODUCTION · texte numérisé non relu

X INTRODUCTION

le Fraoçais , sod amoar da plaisir et son iDSouciaote galté ; rAllemaDd , ses goûts champêtres et soo penchaol pour les réunions bachiques.

Parmi les monuments et les produits de l'art religieux qui embellissaient leur \ilie, les Genevois montraient avec orgueil aux étrangers les six statues de saints qui ornaient le portail de l'église des Cordeliers , les deux anges aux ailes déployées du cimetière delaHadeleioe, la splendide verrière de Si-Antoine, les arabesques de pierre du couvent des Jacobins, le crucifix de la cathédrale , chef-d'œuvre d'un maître inconnu , le magnifique tableau de l'église de Sl-Dominique , qui avait, disait-on, coûté plus de 600 ducats, et bien d'autres merveilles que détruisirent les iconoclastes de la réforme. Mais ce n'était pas seulement par des monuments , par des productions matérielles de l'art religieux que l'Église ^catholique avait imprimé son caractère à Genève; elle y avait encore développé l'esprit d'association par des iustilutions de bienfaisance , par des confréries et des corporations dont les membres étaient unis entre eux par les liens de la charité. Un des statuts de la confrérie de Saint-Antoine , de Padoue mérite d'être cité : « S'il y a nul membre qui ait débat et rancune l'un à l'autre , que le prieur qui pour lors sera avec ses conseillers , soit tenu de son pouvoir de les accorder et faire boire ensemble ; et celui qui contredira le prieur et les conseillers soit tenu de payer une livre de cire, quatre gros , six deniers , ou qu'il soit cassé de ladite confrérie sans contradiction quelconque. »

La ville avait sept paroisses, trois monastères à l'intérieur , dont un de femmes, celui des religieuses de Sdinte-Claire , trois au dehors , sept hôpitaux qui s'entretenaient à l'aide de leurs revenus ou de la charité des fidèles. 11 y en avait un pour les vieillards , un pour les aliénés, un pour les enfants trouvés, un pour les voyageurs indigents qui tombaient malades en route. Ils y étaient recueillis et soignés jusqu'à ce qu'ils eus-

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