CONVERSION ET PROCLAMATION
DU DUC d'aNHALT-COETHEN.
« Par la grâce de Dieu , nous Frédéric Ferdinand, due régnant et souverain d'Anhalt, duc de Saxe, d'Engern et de Westphalie, comte d'Ascanie, s,eigneui' de Berenbourg et de Cerviste, etc., etc., énonçant à chacun et à tous de nos vassaux, seigneurSj magistrats, maires, communes de villes et de villages, et à tous nos sujets de l'ordre ecclésiastique et séculier, notre salut, leur faisons part que le 24 octobre de l'année passée, nous et notre épouse bien-aimée S. A. S. Julie , duchesse d'Anhalt, sommes retournés dans le sein de l'Eglise catholique, apostolique et romaine.
)i Nous y joignons la déclaration que nous conserverons et protégerons, comme nous l'avons fait jusqu'ici, les droits et les libertés de nos sujets protestans, et que nous ne cesserons pas de porter tous nos soins à faire prospérer le bonheur et le salut de noire pays.
» Nous voulons aussi, par ces présentes, et par nos fer- Tentes prières quotidiennes , recommander très-humblement , nous et nos sujets fidèles à la giàcc de Dieu, le guide et le protecteur des princes et des peuples.
» Donné dans notre résidence à Coelhen , le i3 janvier de l'an 1826, après la naissance de Jésus-Christ, notre Seigneur, et de notre règne le huitième.
Signé, Feruinand. »
L'abjuration de L. A. S. se fit entre les mains de Monseigneur l'archevêque de Paris.
S. A. se propose de faire construire une église catholique et de fonder un établissement pour le curé. La petite paioisse catholique, qui existe déjà à Coethen, est remplie de joie.
M^ de Haza-Radliz, secrétaire du cabinet et conseiller de légation du duc, avait également fait son abjuration à Paris, au mois de juillet de la même année. Il fut un des principaux instrumens des divines miséricordes à l'égard de L. A vS. ; et lui-même s'en était rendu digne par une recherche si sincère de la vérité , que pendant plusieurs années il ne s'occupa d'autre chose. Il publia même avant sa conversion une lëaitation très-estimée d'un livre dirigé contre la religion catholique.
La perte d'une charge qu'il remplissait en Prusse fut la vengeance que la haine de la vraie foi tira de cette démarche d'une conscience droite et franche; on ne pouvait cependant lui reprocher rien d'illégal ni d'illégitime ; mais c'est pour cela précisément qu'il importait d'intimider par une mesure arbitraire ceux qui auraient été tentés de l'imiter. On voulait en outre essayer si peut-être on ne détournerait pas M'' de Haza d'une détermination à laquelle cette démarche semblait assez conduire.
Il en arriva tout autrement. Le duc d'Anhalt accueillit et attacha à sa personne cet homme aussi instruit et capable que vertueux , et voilà comment se prépara un événement dont la religion éprouvera des elïets trcs-heurcux; résultat bien autrement contrariant pour les persécuteurs de M*", de Haza que celui qu'ils avaient en vue de prévenir.
Il n'appartient qu'au Roi des Rois de déjouer ainsi les ennemis de son culte. Lui seul a la puissance d'exécuter toujours sa volonté malgré la résistance des hommes , et, remarquons cet attribut distinctif, au moyen de cette résistance. Le Dieu en qui nous espérons a seul la puissance de régner sur ses ennemis et par ses ennemis.
Que nos gémissemens , h la vue des entreprises de l'impiété , soient donc toujours mêlés d'espérance et de confiance. Ou ces entreprises échouent, ou elles ne réussissent que pour un tcms, ou si elles semblent s'affermir, ce n'est que pour servii les desseins de l'Éternel d'une autre manière. Le règne de notre Dieu, le règne de la vérité , notre règne n'aura point de fin, £!t regni ejwi non erit finis.
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Plus de 4o;00o exemplaires débités en Angleterre ,
des milliers en Amérique ,
une traduction italienne à Rome ,
une traduction française publiée à Londres et faite par W. Cobbett,
une réimpression à Paris ,
une réimpression à Alost ,
Voilà le succès que cet ouvrage a obtenu en quelques mois ; il ne doit pas laisser de doute sur l'accueil qu'il recevra de nos abonnés.
Nous avons suivi, pour l'exécution typographique, l'édition de Londres , afin de conserver à cet auteur si original toute son originalité. Chaque fois qu'il emploie des mots qu'd ne veut cependant point adopter , comme par exemple , celui de réforme , il les mets entre guillemets \ c'est une protestation contre le langage protestant.
A peu d'exceptions près , il n'a rien été changé aux expressions de l'auteur , quoiqu'elles ne soient pas toujours dans la mesuie qu'on désirerait , et telle est entre autres la dernière phrase du n". i34.
Si Dieu, pour récompenser le service que M''. Cobbett rend à la vérité , lui fait un jour la grâce de le réunir à la société qui la professe , il développera sûrement davantage en lui cette délicatesse exquise de scntimens , qui est accordée à ceux-là seulement qui accomplissent dans toute sa pureté et dans toute sa vivacité la loi d'aimer.
DE LA
'''réformé" protestante.