‹ Histoire de la régence pendant la minorité de Louis XV [microform]Chapitre 48 sur 193 · TOME · texte numérisé non relu

TOME

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Entrée dans salle

de mes regards... J'assénai néanmoins une prunelle étincelanle sur le Premier Président et le grand banc, à l'égard duquel j étais placé à souhait. Je la promenai sur tout le Parlement; j'y vis un étonnement, un silence, une consternation auxquels je ne me se rois pas attendu, qui me fut de bon augure. Le Premier Président insolemment abattu, les présidents déconcertes, attentifs à tout considérer, me fournissoient le spectacle le plus agréable. Les simples curieux, parmi lesquels je range tout ce qui n'opine point, ne paroissoient pas moins surpris, mais sans l'égarement des autres, et d'une surprise calme; en un mot, tout sentoit une grande attente et cherchoit à l'avancer en devinant ceux qui sortoient du Conseil.

<( hicontinent le Roi arriva. Le brouhaha de cette enliée dans la séance, qui dura jusqu'à ce que Sa Majesté, et tout ce qui l'accompagnoil, fût en place, devint une autre espèce de singularité. Chacun cherchoit à pénétrer le Régent, le garde des sceaux et les principaux i)ersonnages. La sortie des bâtards du cabinet du Conseil avoit redoublé l'attention mais tous ne la savoient pas, et tous alors s'aperçurent de leur absence. La c()ii^teination des maréchaux, de leur doyen surtout dans sa pl'jce de gouverneur du Roi, fut évidente. Elle augmenta l'abattement du Premier Président, qiii, ne voyant point là son maître, le duc du Maine, jeta un regard affreux sur M. de Sully et sur moi, qui occupions les places des deux frères précisément. En un instant tous les yeux de l'assemblée se posèrent tout à la fois sur nous, et je remarquai que le concentrement et l'air d'attente de quelque chose de grand redoubla sur tous les visages. Celui du Régent avoit un air de majesté douce, mais résolue, qui lui fut tout nouveau, des yeux attentifs, un maintien grave mais aisé; M. le Duc sag(», mesuré, mais environné de je ne sais quel brillant qui ornoit toute sa personne et qu'on sentoit i^tenu. M. le prince de Conti triste, |>ensif, voyageant peut-être en des espaces éloignés. Le Roi sérieux, majestueux, et en même temps le plus joli qu'il fût possible, grave avec grâce dans tout son maintien, l'air, attentif et point du tout ennuyé, représentant très bien et sans aucun embarras^\ »

Voici quel fut l'aspect et la disposition de la salle :

'• Le récit que Saint-Simon, Mémoires ^ t. XVI, a consacré au lit de justice de 1718 est trop connu pour être omis; la précision historique la plus minutieuse, l'éclat littéraire le plus remarquable ne permettent pas de ne pas le citer longuement. Presque tout y est exact et les récits de Dangeau, de Barbier, de la Gazette de la Régence ajoutent à peine quelques détails. Toubefoiâ i! va sans dire que ces pages fameu«es restent au compte de l'auteur qui est

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Seconde antichambre du Roi où éttii le dais vide entre te grand cabinet du Conteil et la grande antichambre

où fut tenu le lit de lu&tice figuré ici.

MM les Ev«quct de Laon et Noyon O

chemiitée bouchée

Mid'Estrées. Hmellet. Tallard. Bexoni D

M le Duc

M 4« Conti

Ducs de Sully

Saint-SItDOo

L« Rochcfoucauli

La Force

Rohan

Grarooni

Macario

Cetvrea

Coislin

Aumoni

Villars

CRiUlnea

Rohan Rohaa

Hottun

Roaoais

Valentiooia

Norion Migre Lamoigooa Portail Amelot Pelletier Maupeou

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Secrétaire d'Etat

Conaeillera de tootet les Chamb/ea du Parlement

Cens du Roi idem pour, le Parlement

Idem pour le Parlement

Spectateurs de marqtie

Specuieurs^de considération

Se ^.B-O

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