LA RÉTROCESSION DE OIBRALTAB
D ,»;c Roval l'entourage apprit sans tarder les reproches faits à nuSt cru Tsa difgrâc'e' Le parti de la vieille Cour donna.t d^ crs^iirviolcnts, Law demandait la guerre contre V Ang^et .Ver. ,ui yrai. « ^;^l^^^^XZ.
dSnt l colère du Wgent qui « ne peut mettre ensemble la (Set la délicatesse qu'il a eues dans tout le cours de 1 a hancc Lour tout oe qui a pu convenir et plaire au ro., votre maître, et nniurquon lui fait en retirant les paroles qu'on Im a permis de donnlr » Dubois cherchait ensuite à apitoyer l'anglais en ui tant que, pour lui, il était perdu sans ressource et leur al- H ncè misl en 'péril'. S'adrc^ant à lord Stair il ui ^nfi « qu'il prévoyait de très mauvaises suites, si Ion sopiniatrait en Angleterre de ne point rendre Gibraltar » ^
Le Régent ne s'en tenait pas à des reproches adressés a Uubois, ^^ ^^. i, adressait ses récriminations à lord Stair qui se présenta chez ceor^e,.-lui e reçut -'avalanche sans broncher'. Le prince rappelait qu il avait promis la rétrocession de Gibraltar dans son manifeste au mmencement de la guère contre l'Espagne Stair ^P^^l- 7 Philippe V avait opposé un refus à l'offre à lui f«'t«. ?;>^ «^ guerre avait suivi entraînant de lourdes dépenses qui modifiaien fa situation. Le duc d'Orléans répondit qu'en dernier heu, il 'avait eu des raisons de croire que le Roi n'avait P«f «^ange de sentiment par rapport à Gibraltar, en conséquence ,1 lui écrivait par la voie de notre ambassadeur". Voici sa lettre :
« Monseigneur, j'envoye en diligence le comte de Senectere auprès de Votre -Majesté pour lui représenter la situation dangereuse où m'a jette la réponse qui a été faite au nom de V.M^ sur la restitution de Gibraltar. Depuis que l'abbe Dubois m eut écrit d'Angleterre que V.M. lui avoit dit qu'elle ine permettoit d'offrir cette condition au roy d'Espagne, je l'ay fait renouyel- 1er à ce Prince jusqu'à oe jour dans toutes les occasions qui se
. Ha^wicke Papcrs. t. 11, V 607. 608 : lord Stair à Craggs, Pari,, ,2 K-
'%ir'de, AU. Êtrang., AngkUrre, t. 33o, fol. 98 : Duboi, à Stanhope,
17 février 1720. , ^ -n •- «« f^
• Hardwicke Paper,, t. II, p. 607. 608 : lord Stair à Craggs, Pan«, ■>■> fe-
vrier 1720.
• Il eut son audience le 20 février. " .
^« Public Record Ojjice, France, vol .36i : U)rd Stair à J. Craggs, t-ans, ^ 22 février 1720; Hardwicke Papers, l. II, p. 607, 608,
Attitude de
sont présentées, et même dans les manifestes que j'ai fait publier et répandre dans toute l'Europe.
<( Ainsi j«e consentirois aussi tant à ma perte qu'au déshonneur de manquer à un engagement si public, et je suis })ersuadé que, sans cette condition, l'Espagne essuyeroit encore des extrémités et qu'inutilement nous nous flatterions de consommer incessamment votre grand ouvrage de la paix.
« Votre Majesté sait mieux que personne le prix de la fidélité et de la bonne foi, puisqu'elle s'est toujours distinguée par ces grandes qualités. Mais elle juge bien que si on pouvoit m'accuser en France d'y manquer dans cette occasion, je perdrois toute ma considération et tout mon crédit dont j'ai tâché toujours de faire usage autant pour l'interest de l'Angleterre que pour le mien.
<( Déjà sur ce qu'on a su de la réponse de vos ministres par M. de Pendtenriedter et par la Hollande, j'essuye ici dos discours fâcheux, et j'ai des motifs très puissants de supplier instamment V.M. de prendre les mesures que ses bontés pour moi et sa sagesse lui inspireront pour faire cesser cette importante difficulté et d'estre persuadée que je suis..."
Dubois, de son côté, écrivait à Destouches que (( si le gouverrAngkterre «ement d'Angleterre ne trouvoit pas moyen de la satisfaire, S.A.R. pourroit se jeter dans les extrémités qu'on lui conseille. Suppliez milord Stanhope de mettre tout en usage pour la contenter sur cet article sur lequel elle est trop frappée pour en revenir" ». Ces deux lettres montraient suffisamment la naïveté du Régent et de son ministre qui s'étaient flattés que leurs bons procédés, leurs concessions, leurs faiblesses seraient payées de retour par l'Angleterre. Celle-ci n'abandonne jamais que ce qu'elle ne peut garder et la contrainte peut seule lui arracher ce que le Régent réclamait d'une loyauté imaginaire. Lord Stanhope protestait d'une bonne volonté purement verbale, déplorait le malentendu qui affligeait son ami Dubois, déplorait le mécontentement du duc d'Orléans qui, d'ailleurs, avait mal interprété l'offre faite pour prévenir la guerre et pour ce cas seulement". Mais à son dernier voyage à Paris, un mois auparavant, Stanhope avait parlé à Dubois et au duc d'Orléans de manière qu'ils avaient cru
" Public Record Office, France, vol. 35; : Le Régent à Georges /•% a3 février 1720. * '
^* Arch. rfer Aff. Êtrang., Angleterre, t. 33o, fol. 116 : Dubois à Destouches, 2.\ février 1720.
." Arch. des Aff. Ëtrang., Angleterre, t. 33o, fol. i23, 129 : Destouches à Dubois, 26 février 1720.-