CH.^PITRE IX
(Page 102.)
(81) Histoire de France . par l'abbé Velly, tom 4 , p. IStl-tS^.
(82) Filleau de la Chaise , Histoire de saint Louis, tom. I , liv. iv, p. 218
(83) Matih. Paris, ad ann. 1240-1241.
(84) Guillaume de Nangis, h la «iiile de VHistoire de saint Louis, par Joinville, édit de 1761 , p. 181 , et dans VHisloriœ Francorum scriptnres de Duchesne, t. V , p. 336.
(85) Histoire de saint Louis, par .loinville, édition citée précédemment , p. 22.
(86) Itupleix. — Baron d'Auteuii, p. 22-23 du liv m de son Histoire de Blanche de Castille.
(87) « Cet enlrainement général , qui précipita tout l'Occident sur l'Orient , a de tout temps été diversement jugé , suivant les opinions plus ou moins religieuses des historiens et des philosofdies qui ont voulu en apprécier les causes et les eiïels. Des personnes qui veulent faire un crime de tout à la religion , même de ses bienfaits, ont sévèrement blâmé les papes et les rois qui ont donné la première impulsion à ces gig:intes(|ues entreprises: c'est faire preuve, ou de vues bien étroites, ou d'une mauvaise volonté bien coupable. Il ne s'agissait pas uniquement, en elTel , comme on se plait ii le dire, de la délivrance d'un tombeau ; les premiers moteurs de ces saintes expéditions portaient leurs vues plus loin encore. Les Barbares , déjà aux portes de Conslaiitinople , menaçaient de la servitude l'Europe entière ; avec eux ils apportaient un culte ennemi de la civili-
salion , favorable à l'ignorance , au flespotisme et à l'esclavage ; les Espagnes soumises , la France qui reùl également été sans la valeur de Cbarles-Marlel , la Grèce et les Denx-Siciles ravagées, l'Afrique enlière tombée sous leur pouvoir, proclamaient assez baut ce qu'on devait attendre de leur ambition et de leur fanatisme. Qui peut dire ce que nous serions devenus si nos pères ne se fussent enfin levés pour repousser la force parla force? » «Ceux qui s'applaudissent tant du progrés des lumières, dit M. de Cbàteaubriand , auraientils donc voulu voir régner parmi nous une religion qui a brûlé la bibliothèque d'Alexandrie , qui se fait un mérite de fouler aux pieds les hommes et de mépriser souverainement les lettres et les arls?i [Ilisloire de Gndefioi de liouillon, par M. B. d'Exauvillcz, introduction, p. 20-50. ) Cette excellente monographie, écrite avec pureté, pensée avec profondeur, rédigée avec une haute impartialité historique, fait partie des Gloires de la Frunce. f88) Matthieu Paris , p. 398 , 399 et 496.
(89) D'après Joinvilie, le roi tomba malade à Paris: d'autres auteurs, entre autres Guillaume Guiarl, disent que ce fut à l'abbaye de Maubuisson. Nous avons suivi la version la plus générale , en assignant Poutoise comme le lieu où saint Louis éprouva les atteintes du mal qui faillit l'enlever à l'amour de la France.
(90) Ce sont deux historiens anglais, au nombre desquels se trouve le fameux Matthieu Paris , qui nous apprennent ce fait avec tous ses détails. Voici ce que dit à ce sujet le baron d'Auteuil : t Sans mentir, la négligence de nos Escrivains est étrange, d'auoir oublié des circonstances si remarquables, et de nous contraindre de les chercher dans les Ouvrages des Anglois. Celuy néanlmoins à qui nous deuons ces connaissances particulières, et qui ne nous les a données que sur des mémoires authentiques , dont il n'a pu combattre la vérité, me semble absolument incompréhensible dans l'inégalité qui paroist en ses sentimens.
« En effet, ne deuoit-il pas rougir de honte, de rapporter ces actions de Piété, qui marquent admirablement quelle estoit l'âme de noslre Heyne , et cependant de la traitter ailleurs si peu respeclueusertient , par une lasche complaisance qu'il a eue pour la haine que sa Nation auoit contre Blanche? ou pour ne pas démentir les impostures d'un autre auteur de même profession que luy , et aussi mai intentionné contre cette Revne? » [Blanche de Caslille , liv. m, p. 57-58. )
(91) Vie de aainl Louis , par l'abbé de Choisy , p. 87.
(92) On commence de nos jours à formuler une appréciation plus exacte de la sublime mission de la papauté. Nous regrettons de ne pouvoir citer ici un article remarquable du Quaterly Ueview, un des recueils prolestants les plus considérables et les plus influents de l'Angleterre.
(9.3) Voyez le texte latin dans le premier volume in-folio des Ordonnances des rois de France de la lioisiéme race , par M. de Laurière, 1723, p. 60 61.
(94) Tableau clironolofjique des ordonnances du Louvre , p. 19. — Traite historique des monnaies de France . par M. Le Blanc, in-4'', 1690. p. 186-188.
(95) Histoire du roy saint Loys , p. 24, édil. in-folio Je 1668.
(96) La France sous ses Bois , lom. I , p. 45l-4ri2.
CHAPITHE X.
( Page 121.)
(97) Baron d'Auleuil , liv. IH , p. 80-81 .
(98) Histoire de saint Louis , édition citée plus haut, p. 124. (99)/t«rf. , p. 132.
(100) Entre autres , lorsque Blanche sépara Louis de son épouse , au rapport de loinville dans le passage cité en tète de ce chapitre. Ce fait cependant , si grave en apparence, a été expliqué par l'auteur de l'arlicle B/aHt//e, dans Y Encyclopédie méthodique {Histoire). D'après cette explication , il résulterait que , dans le cas cité par Joinville, Blanche serait loin d'avoir été aussi dure que certains écrivains le disent.