‹ Histoire de la Religion représentée dans l'Écriture Sainte sous divers symbolesChapitre 31 sur 42 · PARIS BENJAMIN DUPRAT · texte numérisé non relu

PARIS BENJAMIN DUPRAT

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sons DIVERS SYMBOLES.

l*OimER ET SON FRUIT, PLANTS D'OLIVIERS.

Ml sombre de Jairs réservés au temps de la prédication de TÉvangile, Im antres retranchés; et pourquoi les Gentils ont été entés à leur plice.

Observations générales.

L'Écriture sainte suit , par rapport au symbole des Oli- «m, sa méthode ordinaire. Elle représente quelquefois bot le peuple de Dieu sous l'image d'un seul olivier ; et fielqaefois chaque branche est un homme^ ou même une îjlise particulière, une ville, une province , un royaume, ■don l'importance de la branche et sa proportion avec

T. Il 1

2 ONQUIÈMB SYMBOLE.

l'arbre. Dans le second cas, auquel diaqae homme est olivier, l'Église, comme on le voit, sera mi plant d'olivii une montagne couverte d^oliviers, ou tel autre objet m blable que Ton voudra.

Nous entrons d^autant plus volontiers dans là déddd des mystères que TEcriture nous a tracés sous le syml des oliviers, qu'elle y a marqué d'une manière plus cli et plus incontestable Tordre et Tarrangement des évé ments. En effet, saint Paul nous a décrit toute rhistoire la Religion sous ce symbole , dans le onzième cbapitre VÈpître aux Romains. Nous allons premièrement le soi sans interruption ; et après que cet excellent maître ai lui-même fourni le plan des desseins de Dieu, nous y n porterons les autires endroits de rÉoriture* Ce symbole la preuve des autres.

Trois choses à distinguer par rapport ^ TolÎTier.

Remarquons d'abord qu'il y a trois choses à considé dans une branche d'olivier : !• la tissure de ses partie 2" la sève qui coule dans cette branche et qui lui co munique la verdeur et la fécondité ; 3"* sa jonction a' l'olivier.

!• Une branche d'olivier est autrement formée que a d'un autre arbre , les fibres et les conduits y sont autrem* disposés que dans un chêne, un cèdre, un palmier ; et 1 conçoit môme qu'il doit y avoir quelque différence par b port à la formation des parties internes, entre la bram d'un olivier franc, et la branche d'un olivier sauvage.

2* Une branche bien ou mal formée jusqu'à un cert degré peut recevoir la sève, ou en être destituée ; on o çoit seulement que la branche de l'olivier franc est d'ei

L'OLiVn» ET SON FHtriT. 8

[Am propre à recevoir la sève d'un olivier franc , ^'onelmuicfae sauvage.

S* La branche peut être séparée ou jointe à l'arbre. Si dfe en est séparée, il est manifeste qu'elle n'en saurait plus fieeiroir la sève ; mais il ne s'ensuit pas nécessairement de «qu'elle tient à l'arbre, qu'elle ait part à la sève, puisfiU tfj a rien de plus commun que de voir sur des arbres iabnnebes mortes : elles ne sont pas encore coupées, mais iDannéitent de l'être.

DiTenes choses à distinguer dans la Religion.

Noos avons encore besoin d'une observation ; c'est que FoD peat distinguer diverses choses, soit dans la Religion a général, soit en particulier dans le Christianisme. Il y *i tfimc part, les vérités que les Pélagiens reçoivent , ou Al moins auxquelles ils n'ont pas de répugnance ; et d'une ttbe part, les articles que les Pélagiens rejettent. Sous le pemier chef sont renfermés le culte extérieur du Chris- Guisme, les sacrements, le sacrifice eucharistique, la con- Ma&nce développée des mystères, tels que sont la Trinité, IWmation, la mort et la résurrection du Messie , la conittBanoe particulière que Jésus de Nazareth est le Messie : ^ peut recevoir toutes ces choses, et être en même temps ffligien. Sous le second chef sont comprises les vérités de ^ grâce , que les Pélagiens méconnaissent. En troisième Bu» les vérités de la gr&ce ont une liaison étroite avec la fîMy cependant elles en sont distinguées ; c'est pourquoi îlot nécessaire quelquefois de distinguer la piété, la justice, Kfaiertation fidèle de la loi, comme un troisième objet difliRat, soit du culte du Christianisme en général, soit Steede la profession des vérités de la grÀce.

4 CIKQUièlIE SYXBOLE.

Outre ces choses, il faut encore distiDgoer ronioQ estérieare avec le peuple de Diea par les liens d'une mèmA communion. Lorsqu'on entre dans l'assemblée de ce peuple, non-seulement on rend à Dieu extérieurement un cuUa semblable à celui que lui rend son peuple , ce que fiwt quelquefois les schismatiques ; mais de plus on est ; à ce peuple, on en fait partie, ce qui ne convient point { schismatiques. On perd cet avantage par la séparation da communion ; ce qui peut arriver, ainsi qu'il est aisé de le concevoir, en plusieurs manières.

Le peuple de Dieu comparé daos toote sa durée à un olivier unique. Plan de saint Paul en abrégé.

Ces observations supposées, voici l'histoire de la Religion, selon saint Paul. Nous la rapporterons d'abord ea abrégé, afin que l'on puisse l'envisager d'un coup d'œil, et la comprendre avec plus de facilité.

Le peuple de Dieu, considéré depuis le commencement du monde jusqu'à la fin, est un olivier unique. Les Patriarches et les Prophètes en sont les racines ; les Juifs en étaient les branches ; et comme ils étaient les descendants d'Abraham selon la chair, ils étaient les branches naturelles. La sève de l'arbre, c'est l'esprit des Patriarches ; c'est la foi, la piété, la justice, les actes des différentes vertus.

Les branches tiennent à l'arbre, ou en sont retranchées, selon que les hommes sont unis ou divisés d'avec le peuple de Dieu, par les liens de la communion extérieure.

Les branches naturelles furent retranchées lorsque les Juifs le furent, et ils le furent lorsqu'ils cessèrent d'être le peuple de Dieu. Les Gentils qui se réunirent au peuple de

l'olivier Ï5T SON FRUIÏ. 5

fiiea en se conTertissant^ étaient autant de branches étrangères qui furent entées sur Tolivier.

Saiot Paul déclare qu'un jour les branches naturelles leroot entées de nouveau sur leur propre tronc : c'est ce ^arrivera lorsque les Juifs se convertiront en corps de Mtîoa. Il menace les branches étrangères, c'est-à-dire les fientib, d'être retranchés à leur tour. Ces différentes alter- Miives trouveront leur place avant la fin du monde ; et ce l'est que par préjugé que l'on donne des bornes si étroites an temps du rétablissement des branches naturelles. On était rempli , dans les premiers temps de l'Église , d'un semblable préjugé par rapport aux branches étrangères ; on croyait que leur temps durerait peu , et que la fin du monde arriverait incessamment ; et l'on a reconnu par l'évélement, que, lorsque saint Paul avait parlé de leur insertioD, il avait parlé d'un événement qui devait durer plus de eeiie siècles ; en sorte que les branches naturelles, dont FApAtre voyait de ses yeux le retranchement, n'avaient goère subsisté plus de siècles sur Tarbre, avant saint Paul, ^1 se trouve aujourd'hui que les branches étrangères ntes à leur place y ont subsisté.

L'Ap6tre marque assez clairement, comme nous le vernnSy que le rétablissement des branches naturelles sera •îfi de Tacquisition d'une multitude innombrable de branches étrangères qui seront incorporées à l'arbre par un det de la conversion des Juifs. Il parle aussi de ce petit iNnbre de Jui£s réservés, de son temps, au milieu de ladéiditioii de la nation. Ce fut un reste d'anciennes branches fd préparèrent les voies à la conversion des Gentils. C'est «qu'il est temps d'expliquer en détail.

6 aNomàMB sthbou.

État des Juifs dans le temps de la yenne da Messie ; leur rapport ave rolirier. Effets de la Tenue du Messie panni les Juifs.

On ne peut disconvenir que vers le temps de la venue Messie, et dans le temps qu'il était sur la terre, le oomm des Juifs ne fût très-méchant. C'est ce qui est abondamnu prouvé par la peinture que Jésus-Christ et saint Jean-Ba tiste font de cette nation. Ainsi presque toutes les branot de Tolivier étaient alors sans sève ; elles étaient des braneb sèches ou presque sèches, prêtes à être coupées^ mais ail ne Tétaient pas encore : les Juifs étaient méchants; ils n^ taient pas excommuniés , ils n'étaient pas extérieuremc retranchés de la société du peuple de Dieu. Pour pea q l'on pousse ces réflexions, on comprendra quMl y avait al( des branches qui, dans un certain sens, étaient lesprin pales de Tarbre, et qui n'étaient pas moins destituées sève ; tels étaient les chefs de la Synagogue.

Au milieu de cet. amas de branches sèches, il y en av; quelques-unes qui avaient de la verdeur et qui portait du fruit. Tels étaient, au temps de la naissance de Jési Cbrist, Zacharie, Elisabeth, Siméon et Anne, et tous ce qui se réunirent à eux et qui attendaient la rédemptî d'Israd. Qu'attendaient-ils, sinon un Messie qui reiii l'arbre fécond en faisant couler la sève dans ses branche

Jésus-Christ parut comme un rejeton qui sortait de racine de Jessé , c'csl-à-dire de David et d'Abraham , e1 fut précédé de saint Jean comme d'un premier rejetc Jésus-Christ commença son œuvre , l'Église de Jérusali se trouva formée le jour de la Pentecôte, Cette Église et une poignée de branches d'une sève merveilleuse, qui trouvait au milieu d'une multitude innombrable de branci

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