XX INTRODUCTION
s'éclairciraienl réciproquement ; les endroits de l'un qui paraîtraient moins prouvés, à considérer ce symbole à part^ se trouveraient prouvés par la comparaison avec un autre.
Non-seulement ce qui appartient à Thisloire du peuple de Dieu se trouverait exprimé dans un détail beaucoup plus grand que Ton n'aurait osé l'espérer, mais l'on aurait lieu d'admirer dans la conduite de Dieu des caractères qui seraient mis dans leur jour. Et comme chaque figure ne tend qu'à rendre plus sensible quelque point de la Religion, soit sur le dogme, soit sur la morale, la réunion de diverses figures qui s'entre-soutiennent et dont l'une poursuit ce que l'autre a commencé, ajouterait à ces mêmes vérités de nouveaux degrés de lumière.
Or, si la proposition de quelques symboles donne lieu à ces réflexions, il est aisé de concevoir combien ces avantages augmenteront à mesure que l'on aura soin d'y réunir d'autres symboles. Ceux que l'on développe ici suflBsenl pour faire concevoir que toute l'Écriture est composée de la sorte. Ils ont été choisis pour ainsi dire au hasard, les autres ne sont pas d'une nature différente. Chaque symbole est une parabole ; et lorsqu'il n'est pas expliqué c'est une énigme. L'Écriture n'est autre chose que le tissu de toutes ces énigmes entrelacées les unes dans les autres. Plus on suivra cette méthode et plus on s'apercevra que tout parle dans l'Écriture, que tout y est dit à dessein, que tout signifie. Jamais livre ne fut composé sur un tel modèle !
Comme il se trouve bien des choses dans ces écrits qui