FIN
Sommaire. — Nouvelle phase de la République : Louis Bonaparte. — Le ministère, ni républicain, ni bonapartiste, mais parlementaire.—^ Premières difficultés; remaniement du cabinet : Léon Faucher. — Proposition Râteau; M. Grévy et M. de Montalembert: la souveraineté de l'opinion. — Projet de loi interdisant les clubs. — Ch. Delescluze, la Solidarité et la garde mobile. — Sommes-nous au 23 février? — Ledru-Rollin propose la mise en accusation du ministère; fermeté du Président de la République. — Journée du 29 janvier; alarmes parlementaires ; pas d'émeute, pas de lutte, pas de coup d'Etat. — Rejet de la demande de mise en accusation; les conservateurs se rallient. — Retour à la proposition Râteau ; amendement Lanjuinais, déclarations de MM. Barthélémy Saint-Hilaire et Lamartine; vote. — Echos judiciaires de l'année 1848. — Le? insurgés de Juin devant les conseils de guerre. — Les assassins du général Bréa. — La Haute-Cour de Bourges et les accusés du 15 mai; leur isolement, leurs divisions.
— Les témoins : Lamartine et Ledru-Rollin; Blanqui pardonne à Ledru-Rollin. — L'agent provocateur dénoncé par Raspail : Huber.
— Scandaleux débat entre Barbes et Blanqui. — Barbes demande pardon à la France. — Condamnations. — Bruit et silence. ... i
l'expédition de ROME 25 novembre 1848 — l^r juin 1849.
Sommaire. — Politique extérieure. — Rome et le Pape. — Les ministres du peuple; leur isolement et leur embarras. — Le retour du Pape est impossible; il nomme une commission d'Etat qui n'est pas reconnue;
junte d'Etat nommée par la Chambre. — Impuissance du parti constitutionnel, prépondérance des républicains; Canino , ses alliés, son peuple. — Arrivée de Garibaldi; Mamiani n'obtient pas l'autorisation d'expulser les perturbateurs. — Dissolution des deux Chambres : commission provisoire. — Elections du 21 janvier; l'Assemblée constituante proclame la République; Mazzini est nommé citoyen romain,
— Le Pape à Gaëte; projets de l'abbé Gioberti, ses négociations à Rome et à Gaëte également repoussées. — Situation particulière du Président de la République et de ses ministres : M. de Falloux. — Appel collectif du cardinal Antonelli aux puissances catholiques. — Défaite de Novare.' — Attitude de la France. — Fièvre {juerrière du Président; complaisances républicaines; réserve du ministère; M. Thiers. Ordre du jour du 30 mars. — Conférences de Gaëte : la France veut intervenir seule. — M. Odilon Barrot demande à l'Assemblée un crédit de 1,200,000 francs. — Rapport de M. JulesFavre.
— Le général Oudinot de Reggio ; ambiguïté et insuffisance de ses instructions. — Déclarations de M. Espivent à la municipalité de Civita-Vecchia. — Débarquement des troupes; proclamation d'Oudinot. — L'Assemblée constituante romaine se déclare décidée à la résistance. — M. de Forbin-Janson, chargé d'affaires de France à Rome, conseille de marcher sur Rome. — Préparatifs des Romains. — Combat du 30 avril. — Un bataillon français est fait prisonnier par surprise; retraite. — Séance des 7-8 mai. — Lettre de Louis-INapoléon au général Oudinot : Changarnier la meta l'ordre du jour de la division.
— Mission de M. de Lesseps à Rome : ses instructions semblables à celles du général Oudinot; suspension verbale d'hostilités. — Premier projet d'arrangement, rejeté par l'Assemblée romaine; illusions de M. de Lesseps. — Le général du génie Vaillant; ses instructions. — Instances d'Oudinot auprès de M. de Lesseps. — Sa vie est en danger à Rome. — Les cadeaux de Mazzini. — M. de Lesseps quitte Rome et s'installe au camp français. — Ultimatum du 29 mai; dernière rédaction adoptée par l'Assemblée romaine, refusée par Oudinot. — M. de Lesseps la maintient, mais il est rappelé, le jour même de la réunion de l'Assemblée législative 45
Sommaire. — Derniers moments de l'Assemblée. — Election de M. Roulay (de la Meurthe) à la vice-présidence de la République; loi organique du Conseil d'Etat; loi organique électorale. — Ouverture de la période électorale. — Socialistes : luttes intestines; efforts de propagande, socialisme et république. — Conservateurs : M. Guizot;
les brochures et le comité électoral de la rue de Poitiers. — Bonapartistes : tendances exclusives, les candidats de l'entourage; les princes Pierre, Napoléon et Jérôme Bonaparte; lettre du Président de la République au prince Napoléon. — Listes parisiennes de ï Union électorale, des Amis de la Constitution et des socialistes. — Discussion du budget de 1849 : Goudchaux, les économies à outrance; les budgets de la marine et de la guerre; noble résistance de Lamartine. — Questions de cabinet : Dépêche de Léon Faucher blâmée par l'Assemblée ; sa démission.— Premiers résultats des élections du 13 mai; victoires des socialistes; le maréchal Bugeaud rêve un coup d'Etat. — Appréciations plus justes : les trois quarts de la nouvelle Assemblée appartiennent aux conservateurs; échec des républicains de 1848; Lamartine non élu, Ledru-Rollin élu par cinq départements; succès médiocres des bonapartistes. — Carte électorale et socialiste. — Irritation de l'Assemblée; elle redoute un coup d'Etat du pouvoir. — Discussions de politique extérieure et intérieure; Joly, Ledru- Rollin; luttes rétrospectives; MM. de Falloux et Trélat : le ministère conserve la majorité. — L'Assemblée constituante n'a pas su finir {28 mai) 107
LE TREIZE JUIN 28 mai-11 août 1849.
Sommaire. — L'Assemblée législative; distribution des partis, force excessive de la droite; Dupin aîné, président. — Remaniement ministériel : M. Dufaure, avances aux républicains. — Oudinot reçoit l'ordre de s'emparer de Rome : premières opérations. — Irritation des socialistes; les suites du 29 janvier; un mardi-gras révolutionnaire.
— Le choléra; mort de Bugeaud. — Séance du il juin; l'appel aux armes, la déchéance. — Hésitations de Ledru-Rollin; M. Thiers. — Les montagnards sont entraînés. — Préparatifs de la manifestation <iu 13 juin ; ceux de Ghangarnier. — Le cortège est coupé par les troupes et rejeté en désordre. — Ledru-Rollin et Guinard au Palais- National; ils s'acheminent vers le Conservatoire des arts et métiers.
— La Convention montagnarde, délibérations confuses; arrivée des troupes; déroute et fuite des représentants. — Vaines tentatives de banicades; répression rapide. — Opinion de Cavaignac sur le 13 juin; proclamation du Président de la République. — L'insurrection dans les départements est prévenue par la promptitude de la répression à Paris; Montiuçon. — Affaires de Lyon : proclamation du maréchal
Biipeaud. — La fausse dépêche. — Désarmement de postes; l'Ecole vétérinaire; dispositions militaires; défaite des insuqjés. — Mesures de répression. — Elections complémentaires : succès du parti de l'ordre; puissance et discipline des socialistes; les comités anonymes.
— Loi sur la presse; MM. Thiers, Dufaure, de Montalembert. — Prorogation. — Visite de Louis-Napoléon à Ham : pas de coup d'État.
— Déclaration pareille de M. Dufaure : ni coup d'État ni insurrection 145
4 juin-20 octobre 1849.
Sommaire. — Siège de Rome; espérances de Mazzini. — Plan d'attaque proposé par le général du génie Vaillant. — • Situation de l'armée française; insuffisance du matériel. — L'armée dite romaine se compose de recrues de tous pays ; les bersacjlieri lombards. — Du 4 au 12 juin, travaux d'approche : les assiégés sont rejetés dans la place. — Du 12 au 21, ouverture de trois brèches : occupation des bastions 6-7. — État intérieur de Rome. — Du 21 au 29 juin, combats d'artillerie; le 29, assaut : prise des bastions 8-9; la place demande à capituler. — Rome et Saragosse : le j)arallèle est impossible; — Démission du triumvirat; la municipalité reçoit de l'Assemblée la mission de traiter avec les Français; M. de Corcelle exige que la place se rende sans conditions. — Le 3 juillet, proclamation de la Constitution, départ de Garibaldi, entrée solennelle de l'armée française. — Prétendus ravages causés par l'artillerie de l'assiégeant; vandalisme des assiégés. — Tolérance de l'autorité française; terreur maintenue par les vaincus. — Le 13 juillet, restauration solennelle du gouvernement pontifical. — Mission de M. de Corcelle à Gaë'te. — Difficultés de notre situation à Rome ; commission pontificale de trois cardinaux; dangers de conflit; note de M. de Corcelle. — Lettre du Président de la République à M. Edgar Ney (18 août); le général Rostulan, successeur d'Oudinot, refuse de la publier; Pie IX se retire })i Portici ; opinion de la diplomatie. — Motu proprio du Pape et amnistie; sévérité officielle et tolérance pratique de l'administration pontificale. — Ou défenseurs dévoués ou hypocrites usurpateurs. — Rentrée de l'Assemblée; appréciations de la gauche, des libéraux, des ministres, de la majorité, sur la lettre du prince : est-ce une crise qui se prépare? — Demande de crédits, rapport de M. Thiers; il omet la lettre : avantage et danger de cette tactique. — Discussion : MM. de Tocqueville, Mathieu (de la Drùme), Cavaignac, Victor Hugo.
— M. de Montalembert : Cliarlemagne ou Garibaldi . — Vote des crédits. — Pie IX se résout à rentrer à Rome. — La période constitutionnelle est finie; celle du coup d'État commence 213
LA LIBERTÉ DE l'eNSEIGNE MEN T 20 octobre 1849-15 mars 1850.
Sommaire. — Interprétation nouvelle de la Constitution : la responsabilité du Président. — Message du 31 octobre : les nouveaux ministres; MM. Rouher et de Parieu. — Déclaration du général d'Hautpoul, note du 9 novembre. — Mouvement diplomaticjue ; la police répartie entre tous les ministères : circulaires confidentielles. — Rétablissement de l'impôt des boissons. — Projets de loi sur la transportation en Algérie et sur les sous-officiers. — Liberté de l'enseignement : coup d'œil sur son histoire sous l'ancien régime, < dëns la période révolutionnaire, sous l'Empire, sous la Restauration et lé gouvernement de Juillet; le principe en est inscrit dans la Constitution, et, plus tard, dans le manifeste du prince Louis- Napoléon. — M. de Fallouxj ministre de l'instruction publique, retire le projet Carnot et nomme deux commissions extraparlementaires. — Composition de ces commissions : M. Thiers, son rôle et ses visées ; il offre le monopole au clergé qui le décline ; raisons de ce refus. — Projet de M. de Falloux (18 juin); ses lacunes; précautions et craintes du ministre ; M. Louis Veuillot, l'épiscopat et les catholiques ; mémoire adressé au Pape et aux évêques ; la Cour de Rome s'abstient. — Projet de la commission parlementaire : ses avantages. — Hostilités qu'il rencontre; renvoi au conseil dÉtat. — M. de Parieu : abolition du certificat d'études; projet de loi sur les instituteurs primaires; le gouvernement ne veut-il pas éluder la loi organique? Précaution de M. Mole. — Discussion de la loi sur les instituteurs (8-11 janvier 1850); Alphonse Baudin ; vote de la loi. — Ce qu'auraient dû faire les républicains, — Discussion générale de la loi organique (14-19 janvier) : MM. Thiers et de Montalembert; considérable majorité acquise au projet de loi. — Deuxième délibération (4-26 février) : la loi se définit par le rejet de divers amendements ; les corporations religieuses non reconnues ne sont pas écartées de l'enseignement. — Troisième délibération (11-15 mars); vote, abstention de Mgr Parisis. — La plupart des évêques se rallient; lettre du nonce; félicitations adressées par le Pape à M. de Montalembert. — La nouvelle loi, ses avantages, ses traverses, ses heureux résultats; le décret de 1852 n'en altère pas les parties
720 TARLE dIs MATIÈRES.
essentielles. — Loi de progrès pacifique et moral au milieu d'orages politiques; loi calme et réfléchie à la veille d'une loi de colère. 271
13 octobre 1849-11 août 1850.
Sommaire. — Lfs accusés du 13 juin devant la haute Cour de Versailles; Michel (de Bourges); retraite des défenseurs; condamnation des accusés. — Nouvelle tactique de la Montagne : la lutte pacifique par le suffrage universel. — Vote de déchéance contre trente représentants : convocation des électeurs pour le 10 mars 1850. — Tendances contraires : les uns flétrissent la révolution de Février, les autres exaltent l'insurrection de Juin; tentatives d'émeute; pèlerinages à la Bastille; arbres de liberté; division de la France en grands commandements militaires. — Y,' Union électorale ; le Conclave démocratique. Sa composition; interrogatoire des candidats. Paul de Flotte, Vidal et Carnot; tournées oratoires des représentants de la Montagne. — Scrutin du 10 mars ; victoire des socialistes à Paris et en Saône-et-Loire ; avantages des conservateurs dans les autres départements. — Rapprochement entre le Président et la majorité; M. Baroche remplace au ministère de l'intérieur M. Ferdinand Barrot; commission de vingt-cinq membres de la majorité pour aviser aux mesures à prendre; projets de loi sur les clubs et sur la presse; vote de l'urgence. — Préliminaires d'un nouveau scrutin; hésitations des deux partis : Eugène Sue et Leclerc. — Catastrophe d'Angers (16 avril) ; odieuses polémiques ; obsèques solennelles ; souscriptions ; celle du Pape. — Seconde défaite des conservateurs (28 avril); le nouveau parti de Cordre. — Cri général contre le suffrage universel; il s'est toujours jeté dans l'extrême ; la constitution consacre ses vices. — Commission des Dix-Sept; le domicile triennal, aggravé encore par le système des preuves du domicile. — Solidarité du Gouvernement et de la majorité : M. Piscatory. — Les pétitions : Léon Faucher, rapporteur. — Discipline de la majorité, vote de l'urgence. — MM. Cavaignac, Victor Hugo, Jules de Lasteyrie, de Montalembert, Lamartine, Pascal Duprat, Jules Favre. — M. Thiers : son rôle, son discours. — Paul de Flotte : « Le pouvoir, qu'en ferions-nous? » — Conditions du domicile et des preuves; résistance de quelques légitimistes; vote de la loi (21-31 mai). — Louis Bonaparte met aussitôt Ja majorité en demeure par la loi de dotation ; hésitation, surprise de l'assemblée; gène financière du Prince. — Ghangarnier décide le
vote, mais à quelques voix de majorité. — Les lois de défense sociale (clubs, déportation); rejet des secours demandés pour les blessés de février; les principes antirévolutionnaires; ajournement de la loi sur les maires. — Loi sur la presse; signature et timbre ; révolution dans le journalisme et la librairie ; les prophètes d'empire. — Guerre entre la presse élyséenne et la tribune : le Pouvoir jugé par l'Assemblée : ce n'est pas le ministère qui gouverne. — Commission de permanence; nouvelles attaques contre l'Assemblée dans le Moniteur du 9oir; déclaration de M. Baroche. — Coup d'œil sur les travaux de l'Assemblée législative en 1850. — Prorogation (il août 1850). 327
CHAN6ARNIER 11 août 1850-11 avril 1851.
Sommaire. — La guerre à la Constitution est le salut du Président. — La Montagne de Londres ; réplique de Proudhon ; compte rendu du 11 août. — Alphonse Gent et la ligue du Sud-Est; le complot allemand; celui d'Oran. — La famille royale de Bourbon : ou un principe ou un homme; difKcultés de la réconciliation des deux branches. — Le comte de Chambord à Frohsdorff ; Louis-Philippe à Claremont. — Proposition de confiscation faite par M. Jules Favre, combattue par Berryer. — Entretiens de Louis-Philippe dans l'exil ; la lettre du 31 juillet 1830 au roi Charles X. — Dispositions de Louis-Philippe en faveur de la fusion ; opposition de M. Thiers. — M. le comte de Chambord à Wiesbaden ; M. de la Rochejaquelein. Mort chrétienne de Louis-Philippe (26 août); la justice après la mort. — Service funèbre à Wiesbaden ; échec de la fusion. — Louis- Kapoléon ne veut relever que du peuple; il veut agir sur l'opinion et sur l'armée. — Voyages dans l'Est : scènes brutales de la Croix- Rousse et de Besançon; discours de Lyon et de Strasbourg. — Session des conseils généraux; 52 votent pour la révision totale de la Constitution. — Voyage en Normandie : l'oncle et le neveu; discours de Caen et de Cherbourg. — • Affectation de goûts militaires chez Louis- Napoléon; la révolution par l'armée. — Banquets d'officiers et de ious- officiers à l'Elysée; revues de Saint-Maur et de Satory. — Observations inutiles de la Commission de permanence; démission du ministre delà guerre (22 octobre). — Changarnier ; sa vie militaire; le Sphinx; il refuse de se livrer à Louis-Napoléon; service en mémoire de Louis-Philippe dans la chapelle des Tuileries. — Révocation du général Neumayer; M. Baroche devant la Commission de permanence. — Affaire Allais. — Message du 12 novembre, pacification générale. — Allais devaiit là justice : sa condamnation; démission
de M. Yoii, — Affaire Mauguin : nouvelle matière à conflit. — Séance du 3 janvier 1851; interpellation du prince Napoléon -Jérôme; réponse triomphante de Changarnier ; sa révocation est arrêtée. — Démission du ministère; conférence de Louis Bonaparte avec les chefs de la majorité. — Ministère du 10 janvier : destitution de Changarnier. — Interpellations de M. de Rémusat; vague dangereux de la résolution qu'il propose; 28 voix de majorité. — Les procèsverbaux de la Commission de permanence; rapport de M. Lanjuinais. Discussion publique (15-18 janvier) : Berryer, Baroche, Changarnier, Thiers, Cavaignac ; ordre du jour motivé de défiance; scission de la majorité; alliance de la gauche avec les parlementaires. — Ministère intérimaire (24 janvier). — Loi de dotation rejetée; discours de M. de Montalembert; le Prince refuse l'offre d'une souscription nationale.— Proposition Greton (l^f mars); Berryer, Marc-Dufraisse; nouvel ajournement; Hn de la fusion. — Causes de division entre la droite et la gauche; la loi du 31 mai; déclaration de M. Vaïsse, ministre de l'intérieur. — Ministère du 11 avril; Léon Faucher; interpellations; ordre du jour 399
rjVRE .NEUVIÈME
L'ALGKniE Février 1848-juillet 1851.
Sommaire. — Double rôle de Louis Bonaparte : le ministère de révision et le général de coup d'Etat. — L'Algérie : sa double intervention dans les affaires de France. — Elections dn 23 avril 1848 ; l'assimilation est repoussée. — • Colonisation de l'Algérie par la misère ; projets divers ; celui de Lamoricière est adopté. — Départ des colons; voyage; mécomptes à l'arrivée. — Suspension des départs; nouveau crédit; commission d'enquête. — lîapport de M. l/ouis Reybaud ; loi de crédits du 20 juillet 1850. — Révoltes dans les provinces d'Oranetd'Alger. — Province do Constantine:les Kabyles du Zouagha, les Ziban. — Zaatcha; Bou Zian est le chef de la lévolle; M. Sérofea; échec du colonel Carbuccia (juillet 1849). — Défaite de Bou Zian ù Sériana; mort du commandant de Saint-Germain ; Bou Zian s'enferme à Zaatcha. — Expédition organisée par le {jénéral Herbillon ; insuffisance en troupes et en matériel. — Arrivée devant Zaatcha (6 octobre); prise de la Zaouïa; témérité et retraite des chasseurs de Yincennes. — Établissement des batteries de brèche. — Premier assaut (20 octobre) ; échec des deux attaques. — Ralentissement des travaux du siège; Herbillon se tourne vers les nomades qui inquiétaient ses communications, et les disperse. — Arrivée des colonels Canrobert et
de Lourmel (8 novembre); la colonne Canrobert amène le choléra. — Souffrances des troupes de siéjje. — Investissement du K'Soiir, derniers efforts des Arabes; assaut du 26 novembre; prise et ruine de Zaatcha après cinquante jours de siège. — Événements militaires de 1850 ; transportation des insurgés de Juin à Lambessa. — Loi de douanes du i 1 janvier 1851 qui ouvre les ports de France aux produits algériens; fondation de la Banque d'Algérie (4 août) : conséquences de cette loi pour la colonie. — Les Kabyles; projets du gouverneur général d'Hautpoul contre la grande Kabylie écartés par le ministre de la guerre. — Le général de brigade Leroy de Saint-Arnaud; l'expédition se bornera à la petite Kabylie ; mission du commandant Fleury. — Révoltes des Kabyles dans les vallées de l'Oued Sahel et de l'Oued Bon Sellam : Bou Baghla coupe la route de Bougie ù Sétif; Bougie est bloquée (avril et mai 1851). — Saint-Arnaud à Milah : commencement de la campagne (8 mai). — Passage et combat de rOued-Dja. — Difficultés de la route; deux compagnies du 10* de ligne se laissent surprendre par les Kabyles; alertes continuelles. — La colonne arrive (16 mai) à Djidjelli, d'où Saint-Arnaud repart deux fois ponr deux courses au sud de Djidjelli, l'une dans les montagnes, l'autre le long de la mer, jusqu'à Ziama (16 juin). — La brigade Bosquet quitte la colonne Saint-Arnaud pour se joindre à celle du général Camou (30 mai) sur l'Oued Bou Sellam; défaite de Bou Bagbla à Aïn-Anou (l*"" juin) ; débloquement de Bougie (15 juin). — Bou Baghla soulève les tribus de l'Oued Sahel; Camou l'y poursuit et le bat à Iril Netara (25 juin). Mesures sévères contre les tribus en révolte; un détachement d'officiers pénètre dans la ville sainte de Kalàa (8 juillet); fin de la campagne. — Saint- Arnaud reprend sa marche vers le sud-est, gagne les sommets du Tahar et revient vers le nord, au port de Kounar, où une lettre du Président lui annunce sa nomination au grade de général de division (1*=^ juillet); le commandant Fleury repart pour la France. — Marche vers l'est; bivac à El-Milia : soumission de tribus. — Saint-Arnaud gagne rapidement Collo, néglige le massif du Djebel Gouffi et se hâte de rentrer à Philippeville, où il est reçu sous un arc de triomphe. — Il est rappelé par dépêche à Paris (23 juillet) pour y commander une division.... '(83
LA RÉVISION 11 avril-21 juillet 1851.
SoMMAinK. — L'article 110 delà Constitution : la révision est une crise. — Le Charivari et Léon Faucher; Persigny et Changarnier. - — Le
Comité central révisionniste; instructions du ministre de l'intérieur et des préfets. — Le Spectre ronge de Romieu; M. Edouard Laboulaye. — La révision radicale de la Montagne de Londres : gouvernement direct du peuple par le peuple. Objections de M. Louis Blanc; réponse de Delescluze ; la République de droit divin. — Les républicains de France; l'abrogation de la loi du 31 mai préface de la révision. — Election dans les Landes; dépêche de Léon Faucher; volte-face du Constitutionnel ; M. Victor Lefranc ; M, Baroche : « La loi du 31 mai est le drapeau du cabinet. » — Discours du Président à Dijon : il n'est publié qu'après correction ; réponse de Changarnier.
— Efforts de la majorité dans le sens de l'ordre : loi organique de la garde nationale, corollaire de celle du 31 mai; lois sur les clubs et sur l'agglomération lyonnaise; prorogation au l*^"" décembre 1851 des conseils généraux, municipaux et d'arrondissement. — Pétitions en faveur de la révision ; singularités du zèle administratif. — La révision dans l'Assemblée : républicains, bonapartistes, légitimistes; quelques orléanistes la repoussent. Parti de la révision légale; l'appel au peuple de MM. Dupin et Laboulaye, — Mesures préparatoires; la Commission : Cavaignac, le duc de Broglie, Odilon Barrot et Montalembert. — Rapport de M. de Tocqueville; ses contradictions; révision impossible à obtenir, constitution impossible à conserver. — Discussion brillante et stérile : violences de M. Victor Hugo, imprudences de M. Baroche. M. Dufaure répond de la loyauté du Président; seul, Odilon Barrot aborde et traite la question. — La gauche hâte la clôture; vote, rejet de la révision (15-19 juillet).
— Débat sur les pétitions : Charras, fiaze, Lamoricière ; vote contre le ministère (21 juillet). — La France entre deux écueils, la démagogie et le césarisme. — Avertissement de Ch. Delescluze à M. Bonaparte 539
LA CRISE 21 juillet-1" décembre 1851 .
Sommaire. — Changements dans l'état-major de l'armée de Paris avant et après la révision : Saint- Arnaud et Magnan; brochure sur la révision imprimée en août, mais non publiée; préoccupations militaires de Louis Bonaparte. — Léon Faucher veut i animer les travaux publics en province et à Paris; vote de divers crédits; MM. Emile Augier et Alexandre Dumas fils ; voyage de Léon Faucher à Londres. — Préparatifs pour un coup d'Etat immédiat; MM. de Morny, de Persi ny et Fleury; rapprochement de M. de Morny et de Louis Bona-
parte. — Projets pour lo 17 septembre; MM. Carlier et Rouher; candidature du prince de Joinvilie; 178 arrestations à Paris; troubles del'Ardècbe. — Le f[énéral Randon, ministre de la guerre; hésitations, dégoûts de Saint- Arnaud; il refuse son concours pour le 17 septembre; Renault de même. — Sécurité de Léon Faucher; article du Constitutionnel ; Louis-Napoléon se déclare contre la loi du 31 mai; retraite du ministère (14 octobre). — M. Billault. — Le ministère du 26 octobre; M. de Maupas; circulaire de Saint- Arnaud. — Le message demande l'abrogation de la loi du 31 mai ; rejet de l'urgence; proposition des questeurs; ordres secrets du général Magnan ; maladresse de la gauche. — La Commission conclut au rejet de la proposition d'abrogation de la loi du 31 mai; M. de Vatimesnil; Michel (de Bourges); pitoyable attitude des ministres; la loi est maintenue à deux voix de majorité; la loi municipale. — La proposition des questeurs; les ministres devant la Commission; contradictions; l'Assemblée et le Président. — Témérité aveugle de l'extrême gauche; bon sens de Charras; Michel (de Bourges); on empêche M. Thiers de parler; question posée par Bedeau, réponse do Saint- Arnaud; vote : la proposition des questeurs est rejetée (17 novembre). — Composition de l'armée de Paris; modifications dans l'état- major et dans les régiments; le colonel Degai-darens de Boisse; troupes venant de Rome et d'Afrique; camaraderie militaire; désavantages des anciens généraux vis-à-vis des nouveaux. — Revues à Saint-Cloud et au Champ de Mars; allocution du Président à 600 officiers de l'armée de Paris; celle du général Magnan. — La garde nationale : Vieyra nommé chef d'état-major; le général Perrot, tléuiissionnaire, est remplacé par le général de Lavvœstinc. — Menaces du Constitutionnel ; allocution de Louis Bonaparte aux exposants français de Londres. — Retour à l'Assemblée; efforts en faveur d'une modification de la loi électorale; indifférence de l'Elysée; esprit conciliant et raffermissement de la majorité. — La veille d'Austerlitz ' 579
LE COUP d'état