HISTOIRE DE LA BËPDBLIQDE
puisqu'elle est prospère. Gela semble ainsi, en effet, mais les tempéraments les plus vigoureux et les âmes les mieux douées ne sauraient résister indéBniment aux ravages plus ou moins lents de l'empoisonnement moral. Et n'est-ce pas cette leçon que nous donne la vie?
C'est qu'en eEFet la destinée des hommes n'est pas de bien vivre, à l'abri de Régimes politiques qui leur agréent; mais elle consiste à suivre les lois morales qui dominent le monde, et à atteindre, dans l'obéissance à ces lois, les fins dernières qui les attendent.
Les nations vigoureuses, comme l'est la France, peuvent résister pendant longtemps aux effets pernicieux d'un gouvernement dirigé par des doctrines anti-sociales et immorales, au sens providentiel du mot; mais si elles ne parviennent pas à se soustraire à ces influences délétères; si surtout, à mesure qu'elles se gangrènent, elles s'y complaisent, il arrive fatalement que la nation perd peu à peu ses qualités natives, qu'elle devient impropre à remplir le rôle qu'elle jouait dans ta civilisation générale, et qu'elle peut disparaître, comme un être inutile et par là même nuisible.
C'est cette différence de vues qui sépare irrémédiablement les bons Français des maîtres du jour. Les questions d'ordre purement politique ne sont plus alors seulement des questions de prédominance d'une catégorie de citoyens sur l'autre dans la direction des affaires publiques; maïs une question de direction morale selon l'ordre de la Providence ou contre lui. Et de là le caractère tragique du drame
OBGANISATION DU GOCVEKNEMENT SI
qui se joue dans les temps où noua sommes, sur la terre de France.
Il n'est pas déraisonnable de penser que la Providence réserve  des races privilégiées des faveurs spéciales : ainsi le peuple d'Israël sous l'ancieDoe Loi. Et de même la France, semble-t-il, a reçu cette faveur particulière d'être le bras de Dieu dans ce monde, gesta Dei per Franeos.
Notre race continuera-t-elle à accomplir celte fonction providentielle qui semblait lui être dévolue, ou se fera-t-elle l'ennemie même de Dieu? L'alternative est terrible; car c'est la mort ou la vie qui sont au bout.
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